Libération de Syrte: l’envoyé de l’ONU appelle les Libyens à rester «vigilants»

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont annoncé lundi 5 décembre avoir repris le contrôle total de Syrte à l'organisation djihadiste État islamique (EI), selon un porte-parole. (Archives/Mahmud Turkia/AFP)
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L’émissaire des Nations unies en Libye Martin Kobler (g) lors de sa rencontre avec le chef de la Chambre des représentants libyenne, internationalement reconnue, Aguila Saleh le 31 décembre 2015 à Shahat, dans l’est de la Libye. (Archives /Abdullah Doma/AFP)

L’émissaire de l’ONU pour la Libye Martin Kobler a félicité dimanche le peuple libyen pour la reprise de la ville de Syrte des mains du groupe État islamique (EI), l’appelant toutefois à rester « vigilant » face au terrorisme.

Le chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, a annoncé officiellement samedi soir la libération de Syrte, ancien fief libyen des jihadistes, même si les forces qui lui sont loyales avaient proclamé le 5 décembre avoir pris le contrôle total de cette ville côtière.

L’EI s’était emparé de Syrte en juin 2015 et a défendu son fief avec acharnement pendant des mois, en utilisant des tactiques de guérilla urbaine, boucliers humains et mines antipersonnel.

La reprise de Syrte « ne signifie pas la fin du terrorisme en Libye mais elle représente une importante victoire », a affirmé M. Kobler au cours d’une conférence de presse près de Tunis.

« La guerre contre le terrorisme en Libye n’est pas encore finie », avait averti dans le même sens M. Sarraj la veille, appelant à les forces militaires du pays à s’unir « en une seule armée ».

M. Kobler a insisté sur la nécessité de désamorcer les engins explosifs laissés par les jihadistes à Syrte afin de permettre le retour rapide des habitants, mais il a appelé les Libyens à « rester vigilants face au terrorisme (…) et à saisir cette opportunité pour promouvoir la réconciliation nationale ».

Le GNA espère sortir renforcé de la bataille de Syrte au moment où il peine toujours, depuis son installation fin mars à Tripoli, à asseoir son autorité dans un pays dévasté par les conflits depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. M. Sarraj reste notamment contesté par le chef militaire des autorités parallèles basées dans l’est du pays, le maréchal Khalifa Haftar.