Otan: l’arrivée de Trump ne changera pas l’engagement américain, selon Kerry

L'Otan a indiqué jeudi avoir ouvert une enquête concernant l'attaque d'une clinique d'une ONG suédoise qui a fait trois morts il y a 10 jours. (AFP/Archives / PAUL J. RICHARDS)
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L'Otan a indiqué jeudi avoir ouvert une enquête concernant l'attaque d'une clinique d'une ONG suédoise qui a fait trois morts il y a 10 jours. (AFP/Archives / PAUL J. RICHARDS)
(AFP/Archives / PAUL J. RICHARDS)

Le secrétaire d’État américain John Kerry a assuré mardi que l’engagement des États-Unis au sein de l’Otan resterait « inébranlable » après l’entrée de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier.

« Le changement d’administration ne changera pas l’engagement inébranlable des États-Unis en ce qui concerne nos obligations envers l’Otan », a déclaré M. Kerry après avoir rencontré, pour la dernière fois en tant que ministre des Affaires étrangères, ses homologues de l’Alliance atlantique à Bruxelles.

Même si le candidat républicain Trump était resté très flou sur ses objectifs en politique étrangère, il avait vivement critiqué l’Otan et son Article 5 fondé sur le principe de solidarité entre ses États membres en cas d’agression. Il avait aussi réclamé aux alliés européens d’augmenter leurs contributions financières.

« L’engagement des Etats-Unis à l’égard de l’Otan et de l’Article 5 transcende la politique. Cette alliance a été soutenue quels que soient les partis politiques, que ce soit un gouvernement ou un autre (démocrate ou républicain). Nous restons engagés à l’égard de ces principes », a assuré le secrétaire d’Etat sortant, qui quittera le pouvoir le 20 janvier, comme l’ensemble de l’administration du président Barack Obama.

« J’ai confiance en certaines des personnes que j’ai vues jusqu’ici », a ajouté John Kerry, en référence à la nomination du général retraité et très respecté, James Mattis, à la tête du Pentagone. Un choix du président élu Trump pour diriger la Défense américaine plutôt bien accueilli de part et d’autre de l’échiquier politique aux Etats-Unis.

« Je suis certain qu’ils (les États-Unis sous l’administration Trump: ndlr) resteront un composant de l’alliance transatlantique », a souligné le chef de la diplomatie américaine qui avait mis en garde lundi soir à Berlin devant « l’angoisse » et la montée des populismes en Europe et aux Etats-Unis.

« Je crois qu’au bout du compte, le bon sens va prévaloir », a conclu M. Kerry, défendant une nouvelle fois l’accord sur le nucléaire iranien et celui de Paris sur le climat conclus en 2015 par l’administration Obama.