Première Réserve: l’enrôlement accéléré, une réponse aux délais et aux problèmes de recrutement

L’enrôlement accéléré pourrait être une solution aus délais et aux problèmes de recrutement dans la Première Réserve.(Twitter/@Armeecanadienne)
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L’enrôlement accéléré pourrait être une solution aus délais et aux problèmes de recrutement dans la Première Réserve.(Twitter/@Armeecanadienne)
L’enrôlement accéléré pourrait être une solution aus délais et aux problèmes de recrutement dans la Première Réserve.(Twitter/@Armeecanadienne)

Alors que les problèmes de délais dans le traitement des dossiers rend difficile l’atteinte des objectifs de recrutement, que ce soit dans la Réserve ou la Force régulière, en Nouvelle-Écosse, le 36e Groupe-brigade du Canada entreprend l’évaluation de l’essai de l’enrôlement accéléré dans la Première réserve.

Alors que le problème de délais ralentit les efforts de recrutement, le 36e Groupe-brigade du Canada (36 GBC) a entrepris le 1er décembre l’évaluation de l’essai de l’enrôlement accéléré dans la Première réserve au sein des unités choisies de la Réserve de l’Armée en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et dans l’ouest de Terre-Neuve.

Elle se fondera sur un processus modifié visant à recruter les candidats dans la Réserve de l’Armée après deux visites prévues à l’unité à laquelle ils veulent se joindre. Une fois qu’un candidat devient une recrue, les étapes de traitement restantes auront lieu en même temps que l’instruction initiale des recrues.

L’évaluation se déroulera du 1er décembre 2016 au 31 mars 2017.

« Le 36e Groupe-brigade du Canada prend sa responsabilité de mener le projet pilote visant à simplifier le processus de recrutement des Forces armées canadiennes très au sérieux. L’essai de l’enrôlement accéléré dans la Première réserve donnera l’occasion aux personnes du Canada atlantique intéressées à servir leur pays en tant que membre à temps partiel de l’équipe de s’enrôler en temps opportun et de manière efficace. Les unités sous mon commandement et nos équipes de recrutement sont prêtes à mettre en œuvre et à évaluer cette initiative, tout en fournissant la rétroaction nécessaire afin d’améliorer le processus de recrutement de la Réserve des FAC », a déclaré à ce propos le Colonel S.G. Hale, commandant du 36e Groupe-brigade du Canada.

Le recrutement et les délais

Certains responsables militaires ne cachent plus que les délais dans le traitement des dossiers des candidats compromet le recrutement. Rencontré le mois dernier lors de la Journée portes ouvertes du NCSM Donnacona, son commandant en second, le Capitaine de corvette Mathieu Leroux, confiait à 45eNord.ca que, sur quatre dossiers ouverts au Centre de recrutement, un seul aboutira, les autres candidats se décourageant en raison de délais relativement longs.

Interviewé fin novembre en marge du GPE 3 du 34 GBC, son collègue le lieutenant-colonel Alain Cohen, commandant des Fusiliers du Mont Royal ainsi que du Groupe-bataillon territorial de Montréal, n’a pas caché non plus pour sa part que, même si la situation va selon lui en s’améliorant, un des défis lié à ce GPE avait été un manque au sein des postes.

L’amélioration du processus de recrutement est donc aujourd’hui une grande priorité des Forces armées et, au cours des prochaines années, elles devraient, notamment, lancer une série d’initiatives visant à renforcer davantage la Première réserve.

Et la situation du côté de la Force régulière ne semble guère guère meilleure: la semaine dernière, le vérificateur général du Canada, Michaël Ferguson, enfonçait le clou dans son rapport sur le recrutement et maintien de l’effectif dans les Forces armées canadiennes.

Les moyens et des méthodes pour recruter, former et maintenir en poste les membres dont les Forces armées canadiennes avaient besoin n’ont pas permis de répondre aux besoins des Forces ou d’atteindre les objectifs de celles-ci, concluait le rapport qui pressait les Forces armées canadiennes d’examiner leurs méthodes pour attirer et recruter des candidats, et former et maintenir en poste son effectif.

Dans le cas de la première Réserve, l’enrôlement accéléré pourrait bien être une réponse aux délais et aux problèmes de recrutement.

L’évaluation de l’essai de l’enrôlement accéléré dans la Première réserve au sein des unités choisies de la Réserve de l’Armée en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et dans l’ouest de Terre-Neuve devrait donc être suivie avec attention partout au pays.