Syrie: l’armée turque et ses alliés entrent à al-Bab, mais l’EI rentre à Palmyre

Une colonne de chars turcs se dirige vers la frontière syrienne, le 25 août 2016 près de Karkamis. (AFP/BULENT KILIC)
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Une colonne de chars turcs se dirige vers la frontière syrienne, le 25 août 2016 près de Karkamis. (AFP/BULENT KILIC)
Une colonne de chars turcs se dirige vers la frontière syrienne, le 25 août 2016 près de Karkamis. (Archives/AFP/BULENT KILIC)

L’armée turque et ses alliés syriens ont pénétré samedi à al-Bab, dernier fief du groupe État islamique (EI) dans la province d’Alep, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
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Mise à jour au 12/12/2016

Les djihadistes qui étaient brièvement entrés dans la ville samedi, avant de reculer face aux frappes aériennes intenses de la Russie, engagée aux côtés du régime de Bachar al-Assad, sont finalement revenus.

Mais malgré les raids russes et l’arrivée de renforts syriens, le groupe reprenait le contrôle de Palmyre quelques heures plus tard.

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Mise à jour au 11/12/2016 à 1h56

Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) se sont retirés de la ville antique de Palmyre dont ils se sont de nouveau emparées samedi, à la suite de violents raids de l’aviation russe, a rapporté dimanche l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Les violents raids de l’aviation russe durant la nuit sur Palmyre ont contraint les djihadistes de l’EI de se retirer à l’aube quelques heures après leur entrée dans la ville », a déclaré à l’AFP le directeur de cette ONG, Rami Abdel Rahmane.

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« Ils sont entrés dans al-Bab par le nord-ouest après de violents combats avec les djihadistes tandis que l’artillerie turque bombardait la ville », a indiqué son directeur Rami Abdel Rahmane.

Des combats continuaient de faire rage en soirée dans cette ville près de la frontière avec la Turquie, selon cette même source.

La Turquie a lancé le 24 août une opération baptisée le « Bouclier de l’Euphrate » dans le nord de la Syrie qui vise deux groupes qu’elle considère comme « terroristes »: l’EI ainsi que les combattants des Unités de protection du peuple kurde (YPG), alliées de Washington dans la lutte contre les jihadistes.

Les médias turcs avaient fait état vendredi de la mobilisation par la Turquie de 300 membres de ses forces spéciales pour renforcer ses effectifs qui combattent les jihadistes à al-Bab.

« Regardez, l’armée syrienne libre (ASL, rebelles) est entrée dans al-Bab puis ensuite nos commandos », a dit samedi le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d’un meeting à Istanbul.

L’agence turque Anadolu a fait état cette semaine de l’envoi par la Turquie de 300 membres des commandos pour renforcer sa campagne militaire en Syrie, où au moins 19 soldats turcs ont été tués depuis le début de l’offensive.

[toggle title= »LE POINT SUR LES CONFLITS EN SYRIE ET EN IRAK » load= »hide »]

Voici la situation samedi à 18H50 GMT sur les principaux fronts des conflits en Irak et en Syrie:

* Le régime contrôle 85% des quartiers que les rebelles tenaient avant le début le 15 novembre d’une offensive aérienne et terrestre dévastatrice de l’armée syrienne et de ses alliés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

* Les rebelles sont acculés dans le sud de la ville, dans un secteur assiégé où réside encore environ 100.000 civils, selon l’ONU.

* Plus de 400 civils ont été tués dans les quartiers rebelles depuis le 15 novembre, selon l’OSDH, alors que plus de 120 ont été tués par des tirs rebelles dans la partie sous contrôle gouvernemental de la ville.

* Environ 80.000 personnes ont fui Alep-Est depuis le début de l’offensive, selon l’OSDH.

* Les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont pénétré de nouveau dans la ville antique de Palmyre, dont ils avaient été chassés en mars par l’armée syrienne après l’avoir occupée pendant dix mois, a rapporté l’OSDH.

* Le groupe ultraradical avait lancé jeudi une offensive sur cette ville classée au patrimoine mondial de l’Humanité.

* L’armée turque et ses alliés syriens ont pénétré samedi à al-Bab, dernier fief de l’EI dans la province d’Alep, selon l’OSDH.

La Turquie a lancé le 24 août une opération baptisée le « Bouclier de l’Euphrate » dans le nord de la Syrie qui vise à la fois les jihadistes et les combattants kurdes.

* Une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis a annoncé samedi le début de la « seconde phase » de l’offensive destinée à bouter l’EI hors de Raqa, sa place forte dans le nord de la Syrie.

* Washington a de son côté annoncé l’envoi en Syrie de 200 soldats supplémentaires pour soutenir cette offensive.

* Les forces progouvernementales affirment avoir repris presque la moitié de l’est de Mossoul depuis le début, le 17 octobre, d’une vaste offensive pour reprendre à l’EI son fief en Irak.

* Les forces d’élite du contre-terrorisme (CTS), les plus avancées dans Mossoul, sont à un peu plus de trois kilomètres du Tigre, fleuve qui divise la deuxième ville du pays.

* Les Unités de la mobilisation populaire, des forces paramilitaires qui se battent sur le front ouest, ont progressé ces dernières semaines et cherchent à s’emparer de la localité de Tal Afar, sur la route reliant Mossoul à la Syrie.

* Des forces du ministère de l’Intérieur, dont la police, sont prêtes à entrer dans Mossoul pour aider la 9e division de l’armée dans l’est de la ville, ont indiqué samedi des commandants irakiens.

* Selon l’ONU, 82.000 personnes ont été forcées de fuir leur foyer depuis le 17 octobre.[/toggle]

l’EI est de nouveau entré à Palmyre

L'Arc de Triomphe de Palmyre, vieux de plus de 2 000 ans, détruit par le groupe armé État islamique. (Breaking Zero)
L’Arc de Triomphe de Palmyre, vieux de plus de 2 000 ans, détruit par le groupe armé État islamique en 2015. (Breaking Zero)

Les djihadistes du groupe État islamique (EI) ont pénétré de nouveau dans la ville antique de Palmyre, située dans le centre de la Syrie, a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’EI, qui avait pris le contrôle de Palmyre en mai 2015 et en avait été chassé en mars dernier par le régime avec l’aide de la Russie, a lancé jeudi une offensive sur cette ville classée au patrimoine mondial de l’Humanité.

«L’EI est entré samedi à Palmyre et occupe le nord-ouest de la ville alors que des combats ont lieu avec l’armée dans le centre de la cité», a affirmé le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane.

Des civils qui étaient revenus à Palmyre après la reprise de la ville par l’armée sont bloqués par les combats.

Lors de son occupation de la «perle» du désert syrien, le groupe djihadiste y avait commis d’effroyables destructions de vestiges.