Exercice CHEVALIER TRICOLORE: des militaires français et canadiens sur les routes et sentiers du Québec

Un membre du 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens survole les principes du pilotage d'une motoneige aux membres du 4e régiment de chasseurs de Gap (France) en prévision de l'Exercice CHEVALIER TRICOLORE. (Sergent Sébastien Fréchette, Affaires publiques du 5 GBMC)
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Un membre du 2e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens survole les principes du pilotage d’une motoneige aux membres du 4e régiment de chasseurs de Gap (France) en prévision de l’Exercice CHEVALIER TRICOLORE.(Sergent Sébastien Fréchette, Affaires publiques du 5 GBMC)

Les résidents et les gens de passage dans les régions de la Capitale-Nationale (Québec), de la Mauricie et du Saguenay-Lac-Saint-Jean pourraient remarquer la présence de soldats à l’entraînement entre les 12 et 21 janvier 2017, a annoncé cette semaine par voie de communiqué le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC)

Ces manœuvres sont liées à l’exercice CHEVALIER TRICOLORE du 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC) qui se déroulera par étapes successives, selon l’horaire suivant:

Dates  et lieux de transit et de campement

  • 12 et 13 janvier.  Domaine du Lac-Édouard, 340, rue principale, Lac-Édouard
  • 13 et 14 janvier,  Auberge Éva, 160, chemin de la Montagne, Lac-Bouchette
  • 14 au 18 janvier,  Manège militaire Saguenay, 2578, chemin de la Réserve, Saguenay (arrondissement de Chicoutimi)
  • 18 au 21 janvier,  Palissades de Charlevoix, 1000, route 170, Saint-Siméon

Lors de leurs déplacements, les troupes emprunteront alternativement les sentiers de motoneiges 73, 355, 83, 367, 83 et 3 reliant tour à tour les régions mentionnées ci-dessus, précise le communiqué du 5 GBMC.

L’exercice CHEVALIER TRICOLORE est un échange réciproque entre le 12e Régiment blindé du Canada et le 4e Régiment de Chasseurs de l’armée de Terre française de Gap (Hautes-Alpes, France).

Seul régiment de cavaliers montagnards, le 4e RCh entretient des capacités uniques, combinant les savoir-faire de la cavalerie à la rusticité et à la technique des troupes de montagne. Cette spécificité montagne le prédispose à combattre dans des conditions climatiques rudes et sur des terrains escarpés.

À la quarantaine de membres du 12 RBC prenant part à cet exercice s’ajoutera donc une cinquantaine de collègues français provenant du 4e RCh. Cet échange vise à permettre à ces deux unités blindées de partager leurs connaissances et leur savoir-faire respectifs liés à la guerre hivernale.

Ainsi, l’an dernier, environ 150 militaires du 5 GBMC basés à Valcartier, Québec, s’étaient entraînés dans trois différents exercices avec l’Armée française.

Qu’il s’agisse d’exercices conjoints, d’échanges de personnel, de discussion sur les politiques stratégiques, ou de coopération dans le cadre d’opérations, le Canada et la France jouissent d’une relation diversifiée, dynamique et mutuellement profitable en matière de défense. Les deux pays continuent de miser sur des liens forts afin de protéger les valeurs et les intérêts communs et promouvoir la paix et la sécurité internationales.

«Ce type d’échange entre unités profite autant aux troupes du 12e Régiment blindé du Canada qu’à nos collègues français. L’année dernière, par exemple, nous étions dans les Alpes françaises pour y parfaire la reconnaissance en région montagneuse. Cette année, c’est à notre tour de démontrer et de partager notre savoir-faire avec nos ‘cousins’ français. Nous nous assurons ainsi d’être prêts à opérer conjointement avec nos confrères de l’arme blindée si le besoin s’en faisait sentir», a déclaré cette année le lieutenant-colonel Éric Landry, commandant du 12e RBC.

La guerre hivernale

« Cet entraînement de guerre hivernale conduit au niveau d’unité «s’inscrit dans une série d’exercices d’unité du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada qui aura lieu dans les secteurs d’entraînement de la Base Valcartier et dans différentes municipalités du Québec d’ici la fin de février 2017 ». L’ensemble des exercices d’unités forment un tout appelé RAFALE BLANCHE, au niveau de la brigade.

« Ce genre d’entraînement permet non seulement aux nouveaux venus dans l’unité d’obtenir les qualifications élémentaires de guerre hivernale, mais aussi d’actualiser leurs connaissances pour ceux qui avaient déjà acquis ces compétences lors d’exercices passés. Le pilotage de motoneiges, le montage d’un bivouac, la conduite de patrouilles à pied et à bord de véhicules et les opérations de combat en contexte hivernal ne sont que quelques exemples de manœuvres exécutées par les troupes de Valcartier ».