James Mattis, le nouveau chef du Pentagone, clairement contre la torture

L'ancien général des Marines James Mattis qui ambitionne de diriger le Pentagone. (DoD)
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L’ancien général des Marines James Mattis, devenu, le 20 janvier, chef du Pentagone. (DoD)

Le nouveau chef du Pentagone, le général James Mattis, est favorable au maintien des règles américaines actuelles pour les interrogatoires des prisonniers, qui prohibent l’utilisation de la torture, a indiqué jeudi le Pentagone.
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Mise à jour du 27/01/2017

Le président américain Donald Trump a redit vendredi qu’il laisserait son secrétaire à la Défense James Mattis décider s’il faut réinstaurer la torture aux États-Unis.

M. Mattis «a déclaré publiquement qu’il n’était pas spécialement en faveur de la torture ou de la simulation de noyade ou, appelez ça comme vous voulez, des pratiques d’interrogatoire poussées (…), qui serait le terme que beaucoup de gens aimeraient utiliser», a déclaré M. Trump lors d’une conférence de presse commune avec la première ministre britannique Theresa May.

«Je ne suis pas nécessairement d’accord, mais je voudrais dire qu’il (M. Mattis) aura le dernier mot, car je lui ai donné ce pouvoir», a ajouté le 45e président américain.

La dirigeante britannique, en visite à Washington aujourd’hui, avait réaffirmé jeudi à des journalistes qu’elle condamnait ces pratiques.

«Nous condamnons la torture et mon point de vue sur ce sujet ne changera pas, que ce soit devant vous ou devant le président» américain, avait dit Mme May, premier dirigeant étranger à être reçue par M. Trump à la Maison-Blanche.

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Dans une interview a ABC mercredi soir, le président Donald Trump s’était déclaré convaincu que la simulation de noyade était efficace pour interroger des prisonniers, mais qu’il s’en remettait au secrétaire à la Défense et au chef de la CIA pour savoir s’il fallait la rétablir.

« La position (du général Mattis) n’a pas changé » depuis son processus de confirmation au Sénat, a déclaré Jeff Davis, le porte-parole du Pentagone.

En réponse à une question écrite des sénateurs, le général Mattis avait alors déclaré « soutenir totalement » les règles américaines sur les méthodes d’interrogatoire des prisonniers, contenues dans le manuel de terrain de l’US Army, l’armée de terre américaine.

Ces règles font désormais référence pour toute les autorités américaines, y compris la CIA. Elles excluent la simulation de noyade et les autres pratiques assimilées à de la torture.

« Je soutiens ces règles depuis leur préparation et leur promulgation en 2006 », avait-il souligné.

Le chef du Pentagone « a dit qu’il respecterait, et qu’il est déterminé à soutenir, la loi internationale sur les conflits armés, la convention de Genève et les lois américaines, et cela ne change pas », a également souligné Jeff Davis.

Le porte-parole du Pentagone a par ailleurs indiqué que le département de la Défense n’avait pas reçu « d’ordre ou de directive » pour préparer des zones de sécurité en Syrie, évoquées par Donald Trump sur ABC.

Le président américain voit ces zones de sécurité comme le moyen de maintenir les réfugiés en Syrie et d’éviter qu’ils ne cherchent à partir vers l’Europe.

L’établissement de zones de sécurité où les Syriens chassés de chez eux par la guerre pourraient se réfugier sans crainte d’être attaqués a été discutée à de multiples reprises sous l’administration de Barack Obama.

Mais les militaires américains ont constamment souligné qu’il faudrait des moyens militaires très importants pour les faire respecter.

« Pour l’instant notre préoccupation en Syrie est ce qu’elle a toujours été: dégrader et vaincre le groupe État islamique », a souligné jeudi le capitaine Davis.