Kelly, Mattis, Flynn: la nouvelle administration américaines démarre avec trois anciens généraux

Le général des Marines (ret) John F. Kelly à l'époque (de novembre 2012 à janvier 2016) où il était commandant du U.S. Southern Command. Il avait servi auparavant comme commandant général de la Force multinationale-Ouest en Irak de février 2008 à février 2009 et comme commandant Marine Forces Reserve and Marine Forces North. (DoD)
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Le général des Marines (ret) John F. Kelly à l’époque (de november 2012 à janvier 2016) où il était commandant du U.S. Southern Command. Il avait servi auparavant comme commandant général de la Force multinationale-Ouest en Irak de février 2008 à février 2009 et comme commandant Marine Forces Reserve and Marine Forces North. (DoD)

Les deux premiers membres de l’administration Trump à pouvoir prendre leurs fonctions sont les anciens généraux James Mattis et John Kelly, respectivement secrétaire à la Défense et secrétaire à la sécurité intérieure.

Le Sénat américain a confirmé les deux hommes vendredi par respectivement 98 voix pour et une voix contre pour le général Mattis, et 88 voix contre 11 pour le général Kelly, qui aura notamment à s’occuper de la question sensible du contrôle des frontières.

« Ensemble, avec la communauté du Renseignement, nous sommes les sentinelles et les gardiens de notre nation » a déclaré M. Mattis dans un communiqué.

« Parce qu’aucune nation n’est en sécurité sans amis, nous travaillerons avec le Département d’État pour renforcer nos alliances », a t-il ajouté, se voulant rassurant après les récents propos de Donald Trump qui avait qualifié l’OTAN d’alliance militaire « obsolète ».

Le président Trump a salué dans un communiqué la nomination des deux premiers membres de son administration, et appelé le Sénat à ne pas retarder le processus de confirmation et à voter rapidement sur les autres nominés.

« J’appelle les membres du Sénat à remplir leurs obligations constitutionnelles et à rapidement confirmer le reste des membres hautement qualifiés de mon équipe, pour que nous mettions sans délai au travail au service du peuple américain « , a-t-il déclaré dans un communiqué.

Tant le général Mattis que le général Kelly, des chefs militaires très respectés issus du corps des Marines, n’ont eu aucune difficulté à obtenir la confirmation des sénateurs.

Alors que le président Trump inquiète beaucoup de responsables américains, démocrates ou républicains, par ses appels du pied à Moscou, le général Mattis les a rassurés en affichant sa méfiance à l’égard de la Russie.

Il a aussi rendu un hommage appuyé aux agences de renseignement, publiquement critiquées par le nouveau président.

« Nous comptons sur vous » pour « exprimer votre opinion, même si d’autres sont en désaccord avec vous, même si on veut que vous restiez silencieux », lui avait dit la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

À la tête du Department of Homeland Security (DHS), John Kelly aura pour missions d’assurer le contrôle des frontières extérieures des Etats-Unis, de l’immigration et des naturalisations et sera en charge de la sécurité intérieure.

Un troisième ancien général fait partie de l’administration Trump: le général Michael Flynn, ancien chef du renseignement militaire américain, a été nommé conseiller à la sécurité nationale.

Ce poste ne nécessite pas de confirmation par le Sénat.

Avec le département de la Défense, le général Mattis prend la barre d’une immense administration employant 2 millions de personnes, dont 1,3 million de militaires en activité, et dont le budget annuel approche les 600 milliards de dollars.

La Maison Blanche a déjà publié sur son site un document exposant le cadre général de la politique de défense de M. Trump

Il veut ainsi « reconstruire l’armée américaine » en faisant sauter les coupes budgétaires automatiques qui limitent la croissance des dépenses.

« Nous ne pouvons laisser d’autres nations surpasser nos capacités militaires », indique l’exécutif américain.

Le président Trump veut également augmenter les capacités de la défense anti-missile américaine face aux menaces balistiques nord-coréenne et iranienne.

Il a promis aussi « des opérations agressives » avec les alliés des États-Unis contre le groupe jihadiste Etat islamique et les autres « groupes terroristes islamiques radicaux ».