Le chef de l’Otan juge « inacceptable » d’essayer d’influencer une élection depuis l’étranger

Le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg. (OTAN)
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Le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg (d) et le ministre de la Défense ukrainien Stepan Poltorak, lors d’une conférence au siège de l’OTAN à Bruxelles le 15 juin 2016. (AFP/JOHN THYS)

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a jugé jeudi « inacceptable » qu’on puisse tenter d’influencer une élection nationale depuis l’étranger, au moment où la Russie de Vladimir Poutine est dans le viseur du renseignement américain pour son ingérence dans l’élection remportée en novembre par Donald Trump.

« Nous sommes bien sûr préoccupés par la cybersécurité », a dit M. Stoltenberg, interrogé lors d’une conférence de Bruxelles sur les accusations de piratages informatiques russes visant à saper la présidentielle américaine.

Et d’ajouter: « toute tentative pour intervenir ou influencer une élection nationale depuis l’extérieur est inacceptable, et c’est aussi pourquoi l’Otan s’efforce vraiment de renforcer sa cyberdéfense ».

Ce thème est une des grandes « priorités » du moment pour l’Alliance atlantique, a soutenu son chef.

Selon un rapport publié le 6 janvier par les services de renseignement américains, l’objectif de la campagne russe de désinformation et de piratages était de saper le processus démocratique américain, d’affaiblir une éventuelle présidence Clinton, et d’augmenter les chances de victoire de M. Trump en dénigrant Hillary Clinton.

La publication par Wikileaks de milliers de messages dérobés du plus proche conseiller de Mme Clinton a gêné pendant des semaines la candidate démocrate. Selon Washington, les services russes sont la source de Wikileaks, ce que son fondateur Julian Assange nie.

Mercredi Donald Trump, qui prendra ses fonctions à la Maison Blanche le 20 janvier, a reconnu pour la première fois que la Russie était à l’origine des piratages informatiques du parti démocrate.

Le président élu doutait jusqu’à présent du consensus du renseignement américain, qui a publiquement accusé le président russe d’avoir lancé une campagne de piratages et de désinformation pour discréditer la démocrate et aider le républicain.

« Mais je pense aussi que nous avons été piratés par d’autres pays, d’autres gens », a ajouté Donald Trump.

Le Kremlin a démenti avoir voulu favoriser l’élection de Donald Trump au détriment d’Hillary Clinton.