Le ministre et ex-porte-parole du camp du Brexit Boris Johnson à la rencontre de l’équipe Trump

Devenu depuis chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson a été le porte-parole du camp favorable à une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne lors du référendum du 23 juin 2016.(FCO)
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Devenu depuis chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson a été le porte-parole du camp favorable à une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne lors du référendum du 23 juin 2016.(FCO)

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson s’est envolé dimanche pour les États-Unis où il doit rencontrer des conseillers du président élu Donald Trump, au moment où Londres cherche à se rassurer sur sa relation spéciale avec Washington.

Le déplacement de M. Johnson intervient après l’annonce jeudi que la première ministre britannique Theresa May se rendrait à la Maison-Blanche au printemps après l’entrée en fonctions de Donald Trump le 20 janvier.

«Les discussions seront centrées sur les relations entre les États-Unis et le Royaume-Uni et d’autres sujets de politique étrangère», a précisé un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères en annonçant la visite de M. Johnson.

Il doit en particulier s’entretenir avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et le conseiller en stratégie Steve Bannon à New York, puis rencontrer des dirigeants du Congrès, a-t-on précisé de même source.

Des responsables du cabinet de Theresa May s’étaient rendus le mois dernier aux États-Unis pour y rencontrer l’équipe de Donald Trump.

Londres souhaite renforcer le commerce et les investissements bilatéraux avec les États-Unis, au moment où le Royaume-Uni est sur le chemin du Brexit et de la sortie de l’Union européenne et devra négocier de nouveaux accords commerciaux pour remplacer ceux qui tombent sous la coupe de Bruxelles.

Theresa May s’était entretenue avec Donald Trump après son élection en novembre, entretien au cours duquel le président élu lui avait proposé de lui rendre visite «dès que possible».

Donald Trump a récemment irrité Londres en s’affichant avec l’ex-chef du parti eurosceptique britannique Nigel Farage, qui a été le premier homme politique britannique à rencontrer le président élu à New York.

M. Trump avait ensuite estimé que M. Farage ferait un «excellent» ambassadeur de son pays aux États-Unis. Downing street avait sèchement répliqué que le poste n’était pas vacant.