Premières frappes aériennes conjointes russo-turques en Syrie

Le premier groupe des bombardiers Su-34 est arrivé le 15 mars à la base aérienne de la Région militaire Ouest près de Voronezh, en Russie. Avant d’atterrir les avions ont fait un passage à basse altitude en formation au-dessus de l’aérodrome où ils ont ensuite été accueillis par le Commandant en chef des Forces aérospatiales, le colonel-général Viktor Bondarev.(Ministère russe de la Défense)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Un groupe des bombardiers Su-34 le 15 mars 2016 à la base aérienne de la Région militaire Ouest près de Voronezh, en Russie. (Archives/Ministère russe de la Défense)

Les aviations russe et turque ont mené pour la première fois en Syrie des frappes aériennes conjointes contre des positions des djihadistes du groupe État islamique (EI), à Al-Bab, dans la région d’Alep, a annoncé mercredi le ministère russe de la Défense.

« Aujourd’hui (mercredi), l’armée russe et l’armée turque ont mené la première opération aérienne conjointe pour frapper le groupe État islamique dans la zone d’Al-Bab », dans le nord de la Syrie, a indiqué lors d’une conférence de presse le général Sergueï Roudskoï de l’état-major russe.

Cette opération, jugée « efficace » par Moscou et menée avec l’accord de Damas, a impliqué neuf avions russes (quatre bombardiers Su-24M, quatre avions d’attaque au sol Su-25 et un bombardier tactique Su-34) et huit appareils turcs (quatre F-16 et quatre F-4). Elle a visé 36 cibles de l’EI, déterminées conjointement par les états-major des deux pays.

Moscou et Ankara avaient annoncé avoir signé le 12 janvier un accord spécifiant les mécanismes pour « coordonner » leurs frappes aériennes en Syrie contre des « cibles terroristes ».

Les deux pays ont parrainé, avec l’Iran, un cessez-le-feu entre le gouvernement syrien et les groupes rebelles, qui est entré en vigueur le 30 décembre et a été observé dans de grandes zones du pays, bien que des incidents aient continué à toucher des zones près de Damas.

Russes, Iraniens et Turcs sont également parrains de pourparlers directs entre le régime de Damas et les combattants rebelles, qui doivent débuter le 23 janvier à Astana au Kazakhstan.

« Globalement, hormis des provocations (…), le cessez-le-feu tient. Il y a une tendance à la diminution des violations ces dernières 24 heures », a affirmé mercredi le général Roudskoï, jugeant ce contexte « favorable » aux négociations à Astana.