Après Petawawa, Halifax: accusations de trafic de drogues contre un marin du NCSM Montréal

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Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes enquête sur toutes les infractions importantes ou sensibles menées contre la propriété, les personnes ou le Département de la défense nationale. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le 24 février 2017, l’Équipe nationale de lutte antidrogue du Service national des enquêtes des Forces canadiennes(SNEFC) a accusé un un marin du NCSM Montréal d’infractions liées à la drogue en vertu de la Loi sur la défense nationale.

Le SNEFC assume un rôle important dans l’éradication des activités liées aux drogues illicites au sein des Forces armées canadiennes. Tout récemment encore, le 7 février 2017, l’Équipe nationale de lutte antidrogue (ENLA) du Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC) avait accusé un membre des Forces armées canadiennes (FAC) et son frère, un civil, d’infractions liées aux drogues en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances à la Base de soutien de la 4e Division du Canada Petawawa.

Aujourd’hui, les accusations portent sur une enquête qui a débuté en mai 2016 sur des activités illégales liées aux drogues à la Base des Forces canadiennes Halifax.

En décembre 2016, des membres de l’Équipe nationale de lutte antidrogue ont arrêté Le matelot de première classe Kristopher Stow, un membre du NCSM Montréal, après une fouille de sa résidence privée à l’extérieur de la base, dans la municipalité régionale de Halifax.

L’accusé fait face à:

  • un chef d’accusation de possession en vue du trafic, en vertu du paragraphe 5(2) de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, punissable selon l’article 130 de la Loi sur la défense nationale;
  • deux chefs d’accusation de possession en vue du trafic, en vertu du paragraphe 4(1) de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, punissable selon l’article 130 de la Loi sur la défense nationale;
  • un chef d’accusation de résistance à l’arrestation en vertu du paragraphe 129(a) du Code criminel du Canada, punissable en vertu de l’article 130 de la Loi sur la Défense nationale.

«L’Équipe nationale de lutte antidrogue a le mandat d’enquêter sur les crimes associés aux activités de drogues illégales dans les Forces armées canadiennes. Ces accusations sont le fruit des efforts d’enquête continus par cette équipe spécialisée en vue de dissuader, de déceler et de poursuivre en justice les personnes responsables de telles activités.», a expliqué le lieutenant-colonel Francis Bolduc, commandant du Service national des enquêtes des Forces canadiennes

Pendant la fouille de la résidence de l’accusé en décembre 2016, les membres de l’Équipe nationale de lutte antidrogue ont découvert 20 grammes de cocaïne présumée, 5,5 grammes de cannabis (marijuana) présumé, un gramme de méthamphétamine (MDMA – aussi connu sous le nom d’ecstasy) présumée ainsi que du matériel de distribution, une balance et divers accessoires de consommation de drogues.

L’affaire suit maintenant son cours conformément au système de justice militaire et pourrait faire l’objet d’une cour martiale à une date et à un lieu qui n’ont pas encore été déterminés.

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes est une unité du Groupe indépendant de la police militaire des Forces canadiennes. Son mandat consiste à mener des enquêtes sur des affaires de nature grave et délicate liées aux biens et aux employés du ministère de la Défense nationale ainsi qu’aux membres des Forces armées canadiennes qui servent au Canada ou à l’étranger.

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