Armes chimiques: la mission ONU-OIAC veut les noms de commandants syriens

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Les locaux de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques à La Haye, aux Pays-Bas (Archives/ Guus Schoonewille/AFP)

Une mission d’enquête de l’ONU et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) réclame au gouvernement syrien qu’il lui livre les noms de commandants et d’unités militaires soupçonnés d’avoir mené des attaques au chlore, d’après un rapport publié vendredi.

Cette mission conjointe des Nations Unies et de l’OIAC a révélé que plusieurs unités de l’armée syrienne ont utilisé des armes chimiques contre trois villages du nord de la Syrie en 2014 et 2015.

Dans son dernier rapport présenté au Conseil de sécurité, la mission a annoncé avoir formellement demandé à la Syrie de donner des informations sur ses opérations aériennes, notamment concernant deux bases d’où des hélicoptères transportant les bombes au chlore ont décollé.

Les enquêteurs réclament les « noms précis des unités des forces armées syriennes et de toute unité extérieure aux forces armées » figurant sur les plans de vols, est-il écrit dans le rapport conjoint.

« De telles informations ont une grande importance, puisque les commandants sont responsables de tous ceux qui sont sous leur contrôle », poursuit cette mission d’enquête, baptisée JIM. Le gouvernement syrien a ignoré cette requête, précise-t-elle.

La France et le Royaume-Uni poussent le Conseil de sécurité à interdire la vente d’hélicoptères à la Syrie et à imposer des sanctions de l’ONU contre les dirigeants et les militaires syriens liés au développement d’armes chimiques.

La Russie, autre membre permanent du Conseil, a toutefois mis en doute les conclusions du groupe d’experts, affirmant que leurs conclusions ne sont pas assez probantes pour justifier d’imposer des sanctions.

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a par ailleurs publié lundi un rapport faisant état d’au moins huit attaques chimiques fin 2016 lors de l’offensive sur Alep visant à reprendre les quartiers rebelles.

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