Colombie : le président Santos prêt à un cessez-le-feu sous conditions avec l’ELN

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L’ELN (Ejército de liberaciòn nacional) est le deuxième groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien (Archives/courtoisie/Espectador)

Le président colombien, Juan Manuel Santos, a assuré que son gouvernement était prêt à négocier sous conditions un cessez-le-feu bilatéral avec la guérilla de l’ELN, dans une interview publiée dimanche par le quotidien El Tiempo.

Bogota et la guérilla de l’Armée de libération nationale (ELN) ont entamé le 8 février des pourparlers officiels en Equateur visant à mettre un terme à plus d’un demi-siècle de conflit armé, après l’accord avec l’autre guérilla des Farc.

« Nous ne sommes pas fermés à la négociation d’un cessez-le-feu bilatéral, toujours et quand les conditions seront adéquates », a déclaré le chef de l’Etat colombien.

Ces conditions signifient que les « Colombiens bénéficient d’une sécurité absolue, que cette sécurité (…) soit garantie ».

Le président colombien préfèrerait un cessez-le-feu unilatéral de la part de l’ELN, qui selon lui, « contribuerait beaucoup à engager le processus ». Pour lui, il faudrait que l’ELN commence par « renoncer aux séquestrations, qui sont rejetées comme arme de guerre dans le monde entier ».

« J’espère qu’ils (l’ELN) comprennent l’opportunité qu’ils ont de déposer les armes et de revenir à la vie civile. J’ai demandé à l’équipe des négociateurs d’aller de l’avant, sans hâte mais sans pause, vers un accord de paix avec ce groupe de guérilla », a poursuivi Juan Manuel Santos.

M. Santos entend négocier avec la dernière guérilla encore active dans son pays un accord similaire à celui signé en novembre avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), la principale rébellion issue aussi d’une insurrection paysanne en 1964 et dont les quelque 6.200 guérilleros préparent leur désarmement.

Au fil des décennies, une trentaine de guérillas, des paramilitaires d’extrême droite et les forces de l’ordre ont été impliqués dans cette confrontation, qui a fait au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

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