Liban: un mort dans des heurts dans un camp de réfugiés palestiniens

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De nombreux accrochages meurtriers ont déjà eu lieu entre islamistes et membres du Fatah dans le camp de réfugiés palestiniens Aïn el-Heloué, près de Saïda au Liban. (Archives/Compte Twitter/@OrientNews)

Un civil palestinien a été tué et quatre blessés mardi lors d’affrontements entre groupes rivaux dans le plus grand camp de réfugiés palestiniens au Liban, selon une source médicale.

Les combats qui se sont poursuivis pour le sixième jour consécutif dans le camp d’Aïn el-Heloué près de la ville de Saïda (sud) opposent les membres du mouvement Fatah du président Mahmoud Abbas à des groupes islamistes.

Des colonnes de fumée s’élevaient toujours du camp et les échanges de tirs continuaient malgré un accord de trêve conclu à la représentation palestinienne à Beyrouth, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Fuyant les combats, des centaines d’habitants du camp ont trouvé refuge dans les mosquées voisines de Saïda.

« Un civil de 23 ans a été tué dans les combats », a indiqué à l’AFP une source à l’hôpital Rai de Saïda. « Nous avons également traité quatre personnes dont un enfant touché par une balle perdue et dont l’état est critique ».

Les combats ont éclaté le 23 février après le retrait du Fatah d’un comité conjoint chargé de la sécurité à Aïn al-Heloué.

Selon l’agence de presse nationale libanaise ANI, des représentants des groupes palestiniens se sont vus à la représentation palestinienne et ont décidé de cesser le feu et de remettre sur pied le comité conjoint de sécurité. Mais cela ne semble pas avoir été suivi d’effet dans l’immédiat.

L’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a annoncé dans un communiqué avoir stoppé tous ses services dans le camp, en raison des combats.

Quelque 61.000 Palestiniens, dont 6.000 qui ont fui la guerre en Syrie, sont réfugiés à Aïn el-Heloué où des affrontements opposent souvent les factions rivales.

La plupart des quelque 450.000 Palestiniens enregistrés auprès de l’ONU comme réfugiés au Liban vivent dans des conditions précaires. Les camps, dont les premiers ont ouvert après la création de l’Etat d’Israël en 1948, sont administrés par des groupes palestiniens locaux et l’armée libanaise n’y entre pas en vertu d’un accord tacite.

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