Mauricie: de grosses ressources pour le GPE 4 du 34 GBC (PHOTOS)

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Le dernier GPE 4 de l’année effectué par le 34e Groupe brigade du Canada (34 GBC) de la 2eme Division, s’est terminé au manège militaire du 62e RAC à Shawinigan, et dans les environs de l’aérodrome du Lac-à-la-Tortue et au village du Bûcheron à Grandes-Piles.

L’exercice QUORUM ENDURCI 17 du Groupe-bataillon territorial/Montréal (GBT/Mtl) était commandé par le Lieutenant-colonel Alain Cohen.

Le major Benoit Lefebvre, commandant adjoint du GBT/Mtl, a présenté le scénario de l’exercice.

L’exercice Quorum endurci (Ex QE 17) est un entraînement en milieu urbain dans des conditions hivernales visant à confirmer les compétences acquises par les militaires. Afin de maximiser la pertinence de leur entrainement, les militaires sont appelés à s’entraîner dans différents milieux et dans toutes les conditions.

Le Groupe-bataillon territorial – Montréal (GBT Mtl) est une équipe composée majoritairement de réservistes en provenance des unités du 34e Groupe-brigade du Canada (34 GBC). Cette équipe multidisciplinaire a pour responsabilité d’appuyer les opérations nationales en milieu urbain, pour la défense du territoire en cas de crise. Ses membres dévoués et professionnels sont prêts à mettre leurs vies civiles de coté pour venir en aide aux canadiens.

Plus de 600 militaires, de la force de réserve et de divers métiers, ont participé à l’exercice à Shawinigan (principaux secteurs : Lac-à-la-Tortue et Grandes-Piles).

Le but de l’exercice est d’augmenter la capacité des FAC pour leur permettre d’assumer leurs rôles et de réaliser leurs missions.

Selon le Capitaine Pierre Leblanc, l’officier d’affaires publiques au quartier général du 34e Groupe-brigade du Canada, le 34 GBC devait fournir aux FAC du personnel professionnel ayant atteint l’état de préparation requis pour accomplir le mandat qui lui est donné.

Un exercice d’une taille impressionnante étant donné son emplacement. Hélicoptères, VBL, 600 militaires et un appui des forces armées régulières ont permis un exercice de grande ampleur.

La force opérationnelle d’interarmes était composée d’une compagnie d’infanterie, d’une compagnie de service, d’un peloton de force de réaction rapide, d’un escadron de reconnaissance et d’une escadron de génie de combat. Les réservistes possédaient, entre autres, onze véhicules blindés légers, des pelotons de snipers et de reconnaissance et des hélicoptères en appui.

Le colonel Christian Mercier, commandant du 34 GBC, explique le scénario tactique: « Une compagnie du pays fictif du Limaria veut prendre le contrôle du territoire. Nos troupes envoient alors une équipe d’avant-garde par voie aéroportée qui sécurisera deux objectifs. Le bataillon ennemi arrivera après 24 heures et coupera les ponts afin d’établir un contrôle du territoire si la zone n’est pas sécurisée. »

La mission du groupe bataillon tactique (GBT) était de détruire la compagnie ennemie avant 23h00 pour empêcher le renforcement aéromobile prévu. Le commandant du GBT devait alors rapidement rassembler le GBT pour renforcer ses objectifs dans un processus qu’ils appellent « one, two punch ».

L’objectif étant de maximiser la surprise et l’effet de choc en encerclant l’ennemi sans sacrifier la puissance de feu du GBT.

Le GPE 4 possédait aussi un corps médical composé de réservistes venant de tous milieux: dentiste, technicien forestier, infirmière, économiste… un véritable corps multidisciplinaire.

Les réservistes du corps médical peuvent être déployés à l’extérieur du pays, comme ce fut le cas en Afghanistan, conflit durant lequel 20% des effectifs étaient des réservistes.

Les forces armées canadiennes sont composées de 35 000 réservistes, dont 25 000 qui sont dans l’armée et environ 6 000 au Québec.

L’ampleur et la diversité du GPE 4 démontrent ce dont les forces de réserve sont capables. Comme le colonel Mercier l’a dit: « Sachez que vous pouvez dormir sur vos deux oreilles parce que nous sommes là. »

Jeune diplômée de l’Université de Colombie-Britannique en Histoire et Relations Internationales, Thalia est intéressée par les conflits internationaux, la sécurité nationale, et spécifiquement les stratégies liées à l’antiterrorisme.

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