Syrie: les dirigeants de l’EI quittent Raqa

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Des combattants des Forces syriennes démocratiques (FDS) et un homme armé vêtu d’un uniforme différent, identifié par par les FDS comme un membre des forces spéciales américaines (dans la boîte de la seconde camionnette) dans le village de Fatisah, dans la province de Raqqa, le 25 mai 2016. (Archives/Delil Souleiman/AFP)

Les dirigeants du groupe État Islamique ont commencé à quitter la ville syrienne de Raqa, leur capitale de facto, fuyant devant l’avancée de l’alliance arabo-kurde soutenue par la coalition internationale contre les djihadistes, a indiqué vendredi le Pentagone.

«Nous commençons à voir que beaucoup de hauts dirigeants de l’EI, beaucoup de leurs cadres, commencent à quitter Raqa», a indiqué le capitaine de vaisseau Jeff Davis, porte-parole du Pentagone.

«Ils ont de toute évidence pris en compte le fait que leur fin est proche à Raqa », a-t-il ajouté, évoquant un retrait « très organisé, très ordonné».

Avec la ville de Mossoul en Irak, Raqqa est l’autre grand objectif de la coalition internationale.

Les Forces démocratiques syriennes, une alliance arabo-kurde, ont lancé une offensive le 6 novembre. Avec l’objectif pour l’instant «d’isoler» la ville syrienne, en coupant tous ses axes de communication vers l’extérieur.

Pour le Pentagone, cet objectif est presque atteint. Selon l’armée américaine, les djihadistes ne disposent plus que d’une seule voie, au sud-est de la ville.

Située le long de la rive nord de l’Euphrate, elle relie Raqa à Deir Ezzor, a indiqué le capitaine Davis, restant flou sur la zone de repli des djihadistes.

Les routes vers le nord ou l’ouest sont bloquées par les Forces démocratiques syriennes et, vers le sud, par la destruction des ponts sur l’Euphrate, a indiqué le porte-parole du Pentagone.

Si les opérations «d’isolement» de la ville ont bien progressé, la coalition n’a en revanche pas encore dévoilé son plan pour reprendre la cité.

L’incertitude demeure notamment sur le rôle que jouera la composante kurde des Forces démocratiques syriennes, les milices YPG, qui ont prouvé leur efficacité au combat mais qui sont considérées par la Turquie comme un groupe terroriste.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé à la coalition d’impliquer à leur place des forces turques.

Le secrétaire américain à la Défense James Mattis a rencontré jeudi à Bruxelles son homologue turc Fikri Isik. Le chef d’état-major interarmées américain Joe Dunford doit également rencontrer vendredi son homologue turc en Turquie, selon le Pentagone.

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