Syrie: l’ONU veut discuter gouvernance, constitution et élections

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L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura. (Archives/ONU/Jean-Marc Ferré)

Le médiateur de l’ONU Staffan de Mistura, qui parraine les pourparlers intersyriens de Genève, a proposé aux belligérants trois thèmes de discussions pour les jours à venir, et prévoit que « plusieurs sessions » de négociations seront nécessaires, selon un document consulté dimanche par l’AFP.

Les trois thèmes sur lesquels l’ONU veut engager les négociations pour parvenir à un règlement du conflit sont: la gouvernance, une nouvelle constitution et les élections, selon ce document, remis respectivement à la délégation du régime de Damas et à celle de l’opposition au cours des deux derniers jours.

Ces thèmes sont inscrits dans la résolution 2254 de l’ONU adoptée en 2015, qui fixe la feuille de route internationale pour parvenir à une solution politique en Syrie. Mais leur interprétation est différente selon le point de vue de Damas ou de l’opposition, notamment sur la « gouvernance ». Pour le régime, il n’est pas question de remettre en cause le pouvoir du président Bachar al-Assad, tandis que l’opposition réclame un « organe gouvernemental de transition » disposant de tous les pouvoirs exécutifs.

« Nous discuterons ces trois sujets en parallèle », indique le document de M. de Mistura, qui précise qu' »il n’y a d’accord sur rien tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout ».

Les pourparlers de Genève, qualifiés dans le document de « discussions initiales », visent à « préparer le terrain pour des négociations de fond » sur les trois thèmes, précise le texte, soulignant que « plusieurs sessions » seront nécessaires pour parvenir à un résultat.

Les questions du cessez-le feu, de la lutte contre le terrorisme et humanitaires doivent être traitées dans une autre enceinte, connue sous le nom de processus d’Astana, précise le document.

La Russie, fidèle alliée du régime de Damas, et la Turquie, soutien de l’opposition, parrainent depuis fin décembre un fragile cessez-le-feu entre le gouvernement et l’opposition non djihadiste, et des négociations au Kazakhstan entre régime de Damas et représentants militaires des groupes armés.

Ces négociations, qui se sont tenues à deux reprises en janvier et février, ont abouti jusqu’à présent à la mise en place d’un processus de surveillance du cessez-le-feu. Mais ce dernier reste très volatil.

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