Turquie: l’auteur du carnage du Nouvel An à Istanbul qui avait fait une victime canadienne écroué

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Abdulkadir Masharipov, l’auteur présumé de l’attaque qui a fait 39 morts et dans lequel avait péri une jeune Canadienne mère de deux enfants la nuit du Nouvel An dans une boîte de nuit d’Istanbul.(Archives/Dogan News Agency/AFP/Handout)

L’auteur présumé de l’attaque qui a fait 39 morts et dans lequel avait péri une jeune Canadienne mère de deux enfants la nuit du Nouvel An dans une boîte de nuit d’Istanbul a été écroué samedi, ont rapporté les médias locaux.

Abdulkadir Masharipov, un Ouzbèke arrêté le 16 janvier, avait avoué lors de sa garde à vue être l’auteur du carnage, le premier attentat d’envergure à Istanbul revendiqué par le groupe État islamique (EI).

L’homme, né en 1983, a été écroué samedi par un tribunal d’Istanbul, a rapporté l’agence privée Dogan.

Il est poursuivi notamment pour « appartenance à une organisation terroriste », « assassinat de plus d’une personne » et « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel », selon l’agence progouvernementale Anadolu.

La Canadienne Alaa Al-Muhandis, tuée lors de l’attentat dans la discothèque Reina, à Istanbul la nuit du Nouvel An 2017.(Facebook/Alaa Al-Muhandis)
Un peu plus d’une heure après le début de la nouvelle année, l’assaillant a surgi devant l’entrée de la discothèque Reina, abattu un policier et ouvert le feu sur la foule présente dans la boîte de nuit, tuant 39 personnes, dont de nombreux étrangers.

Parmi les victimes se trouvait la Canadienne Alaa Al-Muhandis, qui vivait avec son mari et leurs deux jeunes enfants, un garçon et une fille, à Milton une petite ville du sud de l’Ontario, Canada, située à 40 km à l’ouest de Toronto. La jeune femme se trouvait au Moyen-Orient où elle avait passé les deux derniers mois en Jordanie chez une amie malade.

L’assaillant, qui avait pris la fuite, a été interpellé mi-janvier à Istanbul avec quatre autres personnes, à l’issue d’une vaste chasse à l’homme qui a mobilisé des centaines de policiers.

Le 4 novembre, un attentat à la voiture piégée ayant fait neuf morts dont deux policiers devant un poste de police à Diyarbakir, considérée comme la « capitale » du sud-est à majorité kurde, avait été revendiqué par l’EI et par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK, proche du PKK).

Les autorités ont attribué à l’EI, qui ne les a jamais revendiqués, le triple attentat-suicide qui a fait 47 morts le 28 juin 2016 à l’aéroport international Atatürk d’Istanbul et le double attentat-suicide du 10 octobre 2015 qui a fait 103 morts devant la gare principale d’Ankara lors d’un rassemblement prokurde.

*Avec AFP

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