La Corée du Nord lancent 4 missiles, dont 3 tombent dans la zone économique exclusive du Japon

0
Un homme regarde sur un écran de télévision les images d’une fusée nord-coréenne, le 3 février 2016 à Séoul, en Corée du Sud. (Archives/AFP/JUNG YEON-JE)

Remis à jour 05/03/2017 à 20h25

La Corée du Nord a tiré quatre missiles lundi, dont trois sont tombés dans la zone économique exclusive (ZEE) du Japon, a annoncé le Premier ministre japonais Shinzo Abe.
—–
Mise à jour du 06/03/2017 à 19h45

Le tir par la Corée du Nord lundi de quatre missiles balistiques en direction du Japon était un exercice en vue de frapper, en cas de nécessité, les bases américaines au Japon, affirme l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA.

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un a supervisé en personne ce tir d’essai effectué par une unité d’artillerie et en a lui-même ordonné son déclenchement, a ajouté KCNA, selon laquelle l’objectif était de s’entraîner pour « frapper les bases des forces impérialistes américaines d’agression au Japon, le cas échéant ».

—–

« La Corée du Nord a tiré presque simultanément quatre missiles balistiques qui ont parcouru environ 1.000 km. Trois d’entre eux sont tombés dans la zone économique exclusive de notre pays », a déclaré M. Abe devant le Parlement.

« Ceci montre clairement que la Corée du Nord a atteint un nouveau degré de menace. Après cette séance (au Parlement), je vais convoquer le Conseil national de sécurité », a dit le Premier ministre.

« Les tirs répétés de la Corée du Nord sont un acte de provocation pour notre sécurité et une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous ne pouvons en aucun cas tolérer cela », a ajouté M. Abe.

Les garde-côtes japonais ont indiqué à l’AFP qu’aucun navire n’avait été endommagé par ces tirs.

Le ministère sud-coréen de la Défense avait annoncé plus tôt le lancement lundi dans les eaux situées à l’est de la péninsule du premier de ces quatre missiles.

Ce projectile, disait Séoul, a été lancé « vers 07h36 » heure sud-coréenne (22h36 GMT dimanche), depuis la province de Pyongan du Nord, située dans le nord-ouest de la Corée du Nord, selon le ministère sud-coréen, et il est tombé dans la mer de l’Est, également appelée mer du Japon.

Le projectile pourrait être un missile balistique intercontinental capable d’atteindre le territoire des États-Unis, selon un responsable du ministère de la Défense cité sous le couvert de l’anonymat par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Séoul et Washington ont lancé la semaine dernière leurs manœuvres militaires conjointes annuelles, qui suscitent régulièrement la colère de Pyongyang. Le régime nord-coréen condamne ces manœuvres, qu’il considère comme des provocations et des préparatifs pour une invasion de son territoire, tandis que Séoul et Washington assurent qu’elles sont purement défensives.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, en visite au quartier général d’une unité de l’armée, avait salué le 1er mars « la vigilance » de ses troupes « contre les forces ennemies américaines et sud-coréennes qui font des efforts frénétiques en vue de l’invasion », avait annoncé l’agence de presse officielle KCNA, jour du lancement des manœuvres américano-sud-coréennes.

Il avait alors également ordonné à l’armée « d’élaborer des contre-mesures exhaustives en vue d’une frappe sans merci contre une attaque aérienne soudaine de l’ennemi », avait ajouté KCNA.

La Corée du Nord est sous le coup de résolutions de l’ONU qui lui interdisent toute activité dans le domaine nucléaire et dans celui des missiles balistiques.

Elle a cependant tiré un missile balistique le 13 février, son premier lancement de ce genre depuis octobre 2016. Séoul avait alors estimé que Pyongyang voulait ainsi attirer « l’attention du monde » sur ses programmes nucléaires et balistiques et « tester la réaction de la nouvelle administration américaine » après l’investiture du président Donald Trump le 20 janvier.

En 2016 le régime de Pyongyang a effectué deux tests nucléaires en contravention des résolutions de l’ONU. Il déclare vouloir se doter d’un armement nucléaire capable d’atteindre le territoire des Etats-Unis.

Les commentaires sont fermés.