Le Canada s’entretien avec les États-Unis, la Norvège, et le Danemark afin d’établir un nouveau satellite militaire en Arctique

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Les Forces armées canadiennes utilisent principalement les satellites Radarsat-2 pour la surveillance maritime. Les nouveaux satellites que le Canada souhaiterais développer amélioreraient de manière significative les communications en Arctique. (Archives/Agence spatiale canadienne)

Le Canada s’entretien actuellement avec les États-Unis, la Norvège, et le Danemark afin de créer un nouveau satellite militaire en Arctique. Les discussions entre les quatre pays concernent un programme satellitaire d’un milliard de dollars.

Ce satellite améliorerait de manière significative les communications en Arctique rapporte l’Ottawa Citizen.

Selon le department de la défense nationale, un appel d’offre pour le projet arriverait l’année prochaine.
Le coût est actuellement estimé à plus d’1,5 milliard, mais le coût final pourrait se rapprocher de 2,4 milliards.

Ce ou ces satellites seraient principalement utilisés pour des objectifs militaires, et fourniraient une communication constante dans le grand nord.

Les départements fédéraux pourraient aussi y gagner un avantage en termes de communication.

Un contrat devrait être attribué d’ici 2020, et la construction du satellite devrait débuter en 2024.

Les discussions actuelles sont destinées à encourager les É-U, le Danemark, et la Norvège a participer financièrement au projet mais aucun engagement officiel n’a été rédigé jusqu’à présent.

Lors d’un entretien avec l’Ottawa Citizen en décembre dernier, le brigadier-général Blaise Frawley avait expliqué que partager le coût du programme était logique, puisque ce serait pour un “intêret international.”

Un autre système satellitaire serait développé afin de couvrir les communications militaires dans la partie sud du Canada.

Actuellement, certaines zones en Arctique ne sont pas couvertes par les satellites de communication. C’est ainsi que l’armée souhaiterait avoir au moins deux satellites en orbite autour du pôle nord.

Il est nécessaire d’être préparé à une avancée dans le domaine spatial à cause de la courte durée de fonctionnement d’une engin spatial, qui est entre 5 et 10 ans.

En attendant des progrès dans ces discussions internationales, le Canada se prepare au lancement de plusieurs satellites de surveillance au travers de la Mission Constellation RADARSAT, qui a pour objectif d’assurer “la pérennité des données, d’augmenter l’utilisation opérationnelle des radars à synthèse d’ouverture (SAR) et d’améliorer la fiabilité des systèmes”, selon le site de l’Agence spatiale canadienne. La mission est toujours en cours d’élaboration mais le lancement des satellites est prévu pour 2018.

LA MCR est conçue en vue de la surveillance maritime (surveillance des glaces, des vents, de la pollution par les hydrocarbures et des navires); de la gestion des catastrophes (atténuation, avertissement, intervention et rétablissement); et du suivi des écosystèmes (agriculture, milieux humides, foresterie et surveillance des changements en zones côtières).

La mission favorisera aussi considérablement la sécurité territoriale, en particulier dans l’Arctique. “Le système assurera par jour jusqu’à quatre survols du Grand Nord canadien et plusieurs survols du passage du Nord-Ouest.”

Rôle grandissant du Canada

Ces discussions rappellent le rôle du Canada dans le domaine spatial.

Cela fait maintenant cinq ans que le Canada a lancé son premier satellite militaire: Sapphire, une partie intégrante du Space Surveillance Network, qui surveille en tout temps des objets dans l’espace qui se trouvent entre 6.000 et 40.000 km au-dessus de la surface de la Terre.

Les données recueillies par le satellite sont incorporées dans un catalogue international servant à prévenir les collisions dans l’espace. Il aide ainsi à protéger des ressources spatiales essentielles d’une valeur de plus d’ un billion $. Ces ressources spatiales essentielles touchent aux domaines des télécommunications, de la météorologie et de recherche et de sauvetage, ainsi qu’aux satellites d’observation de la Terre et au système mondial de positionnement GPS.

En 2014, Rob Nicholson, alors ministre de la Défense nationale, avait déclaré que «vu la dépendance du Canada envers les technologies spatiales, nous devons collaborer avec les autres nations en matière de surveillance spatiale afin de protéger nos infrastructures et nos actifs. Grâce à la contribution de Sapphire au Space Surveillance Network des Etats-Unis, nous pouvons réduire les risques qu’il y a de perdre des capacités essentielles, comme les télécommunications, la météorologie, l’observation de la Terre et les GPS.»

45enord.ca s’était entretenu avec le brigadier-général Frawley, qui avait évoqué que l’«on ne réalise pas à quel point on a besoin de l’espace.”

Les technologies spatiales sont essentielles dans les communications, l’observation, la navigation, la recherche et au sauvetage, la cartographie et l’aide humanitaire en cas de désastres naturels.

À la différence de l’espace «lointain», c’est surtout l’espace «proche» dans la périphérie immédiate de la Terre que se concentrent les activités des Forces armées canadiennes dans le domaine spatial.

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