Le pilote d’un avion militaire syrien tombé en Turquie retrouvé et soigné au Hatay State Hospital

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Un avion militaire syrien décolle de l’aéroport de Dumeir, à 50 kilomètres au nord-est de Damas, en avril 2016. (Archives/AFP)

Le pilote de l’avion militaire syrien qui s’est écrasé en Turquie samedi soir a été retrouvé dans la nuit et hospitalisé, a rapporté dimanche l’agence turque Anadolu.

Selon l’agence, le pilote, un colonel syrien de 56 ans [Muhammad Sufhan], qui avait réussi a s’éjecter, a été retrouvé au terme de neuf heures de recherches aériennes et au sol. Son appareil s’était écrasé samedi dans la province de Hatay, à la frontière syrienne.

Il souffre de plusieurs fractures, selon le vice-Premier ministre turc Nurretin Canikli, cité par Anadolu, qui a ajouté que son traitement se poursuivait dimanche à la mi-journée.

Le pilote a affirmé avoir été envoyé de Lattaquié (ouest de la Syrie) pour mener des frappes dans la région d’Idleb (nord-ouest), où son appareil a été abattu, rapporte Anadolu.

Le porte-parole du groupe d’insurgés Ahrar al-Cham, Ahmad Qura Ali, avait affirmé samedi à l’AFP que son mouvement avait abattu « un avion appartenant au régime d’Assad qui survolait la province d’Idleb et réalisait des frappes dans le nord de la province ».

Interrogé sur un possible renvoi du pilote en Syrie, M. Canikli a affirmé qu' »une fois que tous ces événements seront clarifiés, nous prendrons une décision à ce sujet ».

Une source militaire syrienne citée par la télévision d’État avait déclaré samedi que l’armée avait « perdu contact avec un appareil militaire en reconnaissance près de la frontière turque ».

L’agence Anadolu a affirmé que le pilote était seul dans l’appareil, ajoutant que les opérations de recherches s’étaient terminées dimanche matin.

La guerre en Syrie, qui a commencé après la répression sanglante de manifestations prodémocratie en mars 2011, a fait plus de 310.000 morts et dévasté le pays.

La Turquie a notamment lancé en août une opération de soutien aux rebelles syriens dans le nord du pays, afin d’en chasser les djihadistes du groupe État islamique mais aussi les miliciens kurdes qu’Ankara considère comme une émanation du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux.

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