Le secrétaire à la Défense, le général (ret) James Mattis, reconnaît les dangers du changement climatique

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Donald Trump et le général James Mattis, aujourd’hui secrétaire à la Défense, le 19 novembre 2016 à Bedminster dans le New Jersey. (GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives/Drew Angerer)

Le secrétaire à la Défense américain, qui appartient à une administration bien décidée à supprimer bon nombre de réglementations environnementales, n’en reconnaît pas moins les dangers du changement climatique, selon le site de journalisme d’investigation ProPublica.

«Le changement climatique a un impact sur la stabilité de régions du monde où nos troupes opèrent aujourd’hui», a estimé James Mattis dans des extraits d’un récent témoignage au Congrès rendu public par ProPublica.

«Les effets du changement climatique – comme un accès maritime accru dans l’Arctique, la montée du niveau de la mer, la désertification, ont un impact sur notre sécurité» nationale, a également déclaré le chef du Pentagone.

Ces propos figurent dans des réponses écrites à des sénateurs, rédigées par l’ancien général des Marines, dans le cadre de son processus d’investiture à la tête du département de la Défense.

Donald Trump avait notoirement déclaré que le changement climatique était selon lui un «canular chinois».

Dans sa campagne, il a promis de supprimer les réglementations environnementales américaines destinées à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de carbone.

Selon l’agence Bloomberg, Donald Trump s’apprête à signer un décret limitant le rôle des préoccupations sur le changement climatique dans les décisions gouvernementales.

Le décret qui pourrait être signé dès cette semaine à la capacité d’influencer de nombreuses décisions gouvernementales, des normes en matière d’électro-ménager aux approbations d’oléoducs en passant par l’extraction et l’utilisation du charbon.

Le nouveau chef de l’agence pour la protection de l’environnement, Scott Pruitt, a provoqué une vague d’indignation aux États-Unis en affirmant, contre le consensus scientifique, que les émissions de gaz à effet de serre n’étaient pas un facteur déterminant dans le changement climatique.

Le secrétaire à la Défense, un pragmatique qui jouit d’un grand respect aux États-Unis, s’est déjà démarqué à plusieurs reprises des positions de Donald Trump.

Il a ainsi affirmé à de multiples reprises son attachement aux grandes alliances stratégiques des États-Unis en Europe (Otan) ou en Asie, contre lesquelles Donald Trump avait eu des mots très sévères.

Selon ProPublica, il avait manifesté son intérêt pour les initiatives visant à diminuer la dépendance des militaires à l’égard des énergies fossiles, lorsqu’il était encore l’un des grands chefs de l’armée américaine.

Il s’était déclaré prêt à envisager des sources d’énergie alternatives pour les militaires, quand elles sont possibles.

Le département de la Défense n’a pas souhaité réagir immédiatement à l’article de ProPublica.

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