Opération NUNALIVUT: la réserve du Québec dans le froid arctique (PHOTOS)

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Après la régul, la réserve! Le Groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique du 34e et du 35e Groupe-brigade du Canada s’est déployé au Nunavut pour prendre part à la désormais traditionnelle opération NUNALIVUT.

Tout comme les autres opérations se déroulant en Arctique, NUNALIVUT donne pas moins de trois opportunités aux Forces armées canadiennes:

  • faire valoir la souveraineté du Canada sur ses régions les plus septentrionales
  • démontrer la capacité d’opérer dans l’environnement hivernal difficile dans des régions reculées du Haut-Arctique
  • augmenter sa capacité de répondre à toute situation dans le Nord du Canada

À ses trois opportunités, le lieutenant-colonel John Hlibchuk, commandant du Groupe-compagnie d’intervention en Arctique du 34e Groupe-brigade du Canada, rajoute celle de pratiquer des compétences uniques à l’Arctique dans un contexte d’interopérabilité avec d’autres agences gouvernementales.

Une fois les GCIA combinés des deux brigades de réserve du Québec, c’est donc à un véritable défi «homme vs nature» qu’ont du faire face les militaires.

Par moment il a fait jusqu’à -60° avec le facteur vent! À plus de 2.500 kilomètres au nord de Montréal, sur le 68e parallèle, «il faut beaucoup beaucoup de flexibilité ici, lance de prime abord le lieutenant-colonel Hlibchuk. Il faut apprendre à changer le plan en fonction de la météo. Il ne faut pas se fâcher et devenir impatient. C’est arrivé qu’un vol soit cancelé une fois, puis retardé trois fois… ça fait parti de notre job, il faut être flexible. On apprend donc la patience, mais aussi comment bien planifier puisqu’il faut tout prévoir et comment bien travailler avec son équipement».

«Avoir la chance de faire parti de ceux qui voient une partie de notre pays que peu de Canadiens peuvent voir… J’avais vu des photos d’igloos, des inuits… et là je les rencontre en personne. Ce genre d’exercice c’est fantastique et j’espère qu’on en fera d’autres. L’Arctique c’est 40% de notre territoire!», rappelle le lieutenant-colonel.

Et justement, dans cette vaste étendue glacée en hiver, il faut savoir être créatif et plusieurs scénarios ont été mis en place, notamment en surveillance et en recherche et sauvetage. Malgré une tempête levante, les militaires ont ainsi conduit un scénario d’une personne perdue et devaient donc projeter une force en avant pour aller la retrouver.

«Le Nord c’est tellement grand qu’il faut absolument travailler avec les villes, les villages et les territoires, et écouter nos Rangers», de conclure celui qui commande les Royal Canadian Hussars en temps normal.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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