Aéro-Montréal: Lockheed Martin investit 10 M $ dans la montréalaise «Mannarino», annonce le ministre Bains

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Le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, au séminaire d’Aéro-Montréal le 3 avril 2017 dans la métropole québécoise. (Twitter/@AeroMontreal)

Lockheed Martin investit 10 millions $ dans l’entreprise montréalaise «Systèmes et Logiciels Mannarino», une firme d’ingénierie qui fournit de l’équipement indispensable aux missions dans les secteurs de l’aérospatiale et de la défense, a annoncé aujourd’hui le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, à un séminaire

L’annonce a été faite à la 3e édition de la Semaine internationale de l’aérospatiale d’Aéro Montréal un groupe de réflexion représentant le secteur de l’aérospatiale du Québec qui se tient du 3 au 7 avril au Palais des congrès de Montréal.

Systèmes & Logiciels Mannarino Inc. (MANNARINO) est une société d’ingénierie spécialisée dans la conception, la vérification et la validation des systèmes critiques et des logiciels, y compris le système de contrôles pour les moteurs de turbine à gaz (FADEC), l’avionique, le système de surveillance de la santé et de l’utilisation (HUMS), les logiciels pour les équipements de soutien au sol (GSE), les véhicules aériens sans pilotes (UAV), ainsi que les systèmes industriels de contrôle du moteur pour l’industrie aérospatiale, la défense, l’espace, la simulation et la génération de puissance.

Cet investissement aidera notamment Mannarino à concrétiser ses projets de conception de logiciels exclusifs embarqués à bord d’aéronefs. L’accord permet à la siciété montréalaise de développer et commercialiser ses propres produits logiciels propriétaires et complétera l’offre actuelle de l’entreprise en matière d’ingénierie et de certification aérienne.

L’investissement consenti par Lockheed s’inscrit dans ses obligations en matière de retombées industrielles concernant le soutien en service des appareils de transport aérien de 17 avions CC-130J Super Hercules qui ont été livrés à l’Aviation royale canadienne en 2010.

La Politique des retombées industrielles et technologiques (RIT), exige en effet que les fournisseurs qui remportent un marché de la défense effectuent des investissements au Canada d’une valeur égale à celle du contrat.

Les marchés sont d’ailleurs attribués non seulement en tenant compte du prix proposé et du mérite technique de la proposition, mais aussi de de l’engagement économique des soumissionnaires à l’égard du Canada.

« La Politique des retombées industrielles et technologiques donne lieu à des avantages bien concrets. », a déclaré le ministre au séminaire d’Aéro Montréal. « Les investissements effectués aux termes de cette politique, comme ceux de Lockheed Martin, ouvrent la porte à des percées en matière de recherche et de technologies. De plus, ces investissements entraînent la naissance d’une nouvelle génération d’entreprises, comme Mannarino, qui possèdent le potentiel de s’intégrer à la chaîne d’approvisionnement mondiale des secteurs de l’aérospatiale et de la défense. »

Depuis 1986, la Politique des RIT (et la politique qui l’a précédée, la Politique des retombées industrielles et régionales) ont permis d’ajouter près de 40 milliards de dollars au produit intérieur brut du Canada. indique d’ailleurs le communiqué d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada sur cet l’investissement.

Des contrats octroyés récemment, comme celui pour l’acquisition d’aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe, ont donné lieu à des investissements de haut calibre au Canada et à des mandats pour les membres des secteurs canadiens de l’aérospatiale et de la défense, souligne ainsi Ottawa, relevant que d’autres projets s’annoncent maintenant, dont l’acquisition proposée d’une flotte d’appareils Super Hornet à titre de solution provisoire ainsi que le concours à venir pour l’acquisition de chasseurs.

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