Corée du Nord: la tension monte, mais Trump confiant que Xi Jinping «fait pression» sur Pyongyang

Combo de photos du président américain Donald Trump et de son homologue chinois Xi Jinping. (AFP/Archives/Paul J. Richards/Ed Jones)
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Combo de photos du président américain Donald Trump et de son homologue chinois Xi Jinping. (AFP/Archives/Paul J. Richards/Ed Jones)

Le président américain Donald Trump pense que son homologue chinois Xi Jinping «fait pression» sur la Corée du Nord, alors que la tension monte sur les programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.

Si Pyongyang effectue un nouvel essai nucléaire, «je ne serais pas content», dit M. Trump dans un entretien qui devait être diffusé dimanche dans l’émission Face The Nation de la chaîne de télévision CBS, dont des extraits ont été publiés samedi soir.

«Et je peux également vous dire, je ne crois pas non plus que le président de la Chine, qui est un homme très respecté, sera content», poursuit-il.

Interrogé pour savoir si «pas content» pouvait signifier «une action militaire», M. Trump a répondu: «Je ne sais pas. Je veux dire, nous verrons».

La Corée du Nord a effectué samedi un tir de missile balistique, qui s’est soldé par un échec, qui a coïncidé avec un appel solennel de Washington à l’ONU à contrecarrer la «menace nucléaire» de Pyongyang par un renforcement des sanctions internationales.

Ce tir est intervenu quelques heures seulement après l’avertissement lancé par le secrétaire d’État américain Rex Tillerson au Conseil de sécurité, exhortant ses partenaires, en particulier la Chine, à contrer cette menace susceptible d’avoir des «conséquences catastrophiques».

M. Trump avait aussi réagi au tir raté en accusant Pyongyang d’avoir «manqué de respect» à la Chine, son principal allié. «Mauvais!», avait-il tweeté.

Aux yeux des États-Unis, la Chine est le principal soutien économique et diplomatique de la Corée du Nord, et a donc le poids nécessaire pour la faire revenir à la raison. Pékin nie avoir tant d’influence et réplique régulièrement que le conflit concerne principalement Washington et Pyongyang, et qu’il appartient donc à ces deux pays de dialoguer.

Séoul et Washington poursuivent leurs exercices navals en mer du Japon

La Corée du Sud et les États-Unis ont bouclé dimanche leurs manœuvres militaires annuelles conjointes, tout en poursuivant des exercices navals qui ont provoqué la fureur de Pyongyang.

La situation est particulièrement tendue sur la péninsule coréenne du fait d’indices selon lesquels la Corée du Nord pourrait réaliser un sixième essai nucléaire, et en raison des avertissements de l’administration Trump, qui n’écarte pas de recourir à la force pour «régler» le problème.

Les exercices conjoints «Foal Eagle», qui se terminent comme prévu dimanche selon le ministère sud-coréen de la Défense, ont impliqué 20 000 militaires sud-coréens et 10 000 soldats américains.

Un autre exercice conjoint et annuel, «Key Resolve», s’est achevé le mois dernier.

Les deux sont construits autour de scénarios de conflit avec le Nord. Séoul et Washington soutiennent que leur nature est purement défensive.

Mais Pyongyang les présente comme des répétitions d’une prochaine invasion de la Corée du Nord, d’où la crispation observée chaque année, au moment de ces manoeuvres, du côté du régime nord-coréen.

La fin de ces exercices permet en général d’aborder une phase plus sereine sur la péninsule coréenne.

Mais cela ne devrait pas être le cas cette année. Donald Trump a averti jeudi d’un possible «conflit majeur» avec Pyongyang qui n’a pas mis le frein sur ses programmes balistiques prohibés.

La Corée du Nord a encore procédé samedi à un tir de missile balistique, tir soldé par un échec, en riposte apparente à un appel solennel des États-Unis à l’ONU à contrecarrer la «menace nucléaire» de Pyongyang par un renforcement des sanctions internationales.

Et le ministère sud-coréen de la Défense a confirmé dimanche qu’un exercice naval se poursuivait avec les États-Unis en mer du Japon, impliquant notamment le groupe aéronaval américain emmené par le porte-avions Carl Vinson.

Ces manoeuvres destinées à tester la capacité à intercepter les missiles nord-coréens doivent encore durer plusieurs jours.

La Corée du Nord a menacé par l’intermédiaire de ses médias officiels d’attaquer le Carl Vinson. Et dimanche, un site internet commandité par le régime nord-coréen a mis en garde contre une possible frappe contre un sous-marin américain à propulsion nucléaire déployé dans la zone.