Montréal aura son monument et sa place de Dieppe en hommage au raid de 1942

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La plage de silex et les falaises de Dieppe juste après le raid du 19 août 1942. Au premier plan, un véhicule de reconnaissance Daimler Dingo Hunter du Royal Canadian Corps of Signals transmissions abandonné. (Archives Canada)

Montréal rendra hommage au sacrifice des militaires canadiens qui ont pris part à l’assaut le plus sanglant de l’histoire militaire canadienne durant la Deuxième Guerre mondiale, en aménageant une place de Dieppe et en y dédiant un monument.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a annoncé aujourd’hui que 75 ans plus tard, la métropole aménagera une place de Dieppe sur la péninsule du parc de la Cité-de-Havre, à deux pas du pont de la Concorde. Le monument qui sera érigé se trouvera ainsi à mi-chemin entre le Vieux-Port et l’Île-Sainte-Hélène.

C’est lors d’une séance du comité exécutif de la ville de Montréal que le maire Coderre a déclaré vouloir «ériger un monument ou un bronze, il y aura quelque chose de très particulier, pour qu’on puisse se rappeler également de cette bataille».

Sur les 916 soldats canadiens qui sont morts ce jour là, 124 d’entre eux appartenaient à des unités de réserve de Montréal, soit Les Fusiliers Mont Royal qui ont perdu 119 de leurs membres et les Black Watch, quatre.

Le 19 août 1942, un peu après 5h du matin, des unités de la 2e Division d’infanterie canadienne, appuyées par 1.075 membres de la Royal Navy et des commandos et des escadrons de la Royal Air Force et de l’Aviation royale canadienne, débarquent sur les plages qui longent et flanquent la ville de Dieppe, en Normandie. Les neuf heures qui suivent verront se dérouler un conflit impitoyable, qui se traduira par les plus lourdes pertes que l’armée canadienne ait subies en l’espace d’un seul jour de toute la Seconde Guerre mondiale. En effet, des 4.963 Canadiens embarqués pour Dieppe, 3.367 (soit 68%) sont portés à la liste des pertes ce jour‑là, dont 916 au bilan des morts.

Bien que l’opération qui devait tester les défenses allemandes sur la côte française a été un désastre militaire, ses erreurs ont permis aux Alliés de mieux préparer en vue du débarquement de Normandie du 6 juin 1944.

C’est tout récemment que celui qui était considéré comme le symbole du raid de Dieppe, Jacques Nadeau, un des derniers survivants, s’est éteint chez lui le 2 février dernier, à l’âge de 95 ans.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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