«Pas de doute» que le régime est responsable de l’attaque chimique en Syrie, déclare Mattis

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a estimé mardi 11 avril qu'il n'y avait "pas de doute" que le régime syrien était responsable de l'attaque chimique du 4 avril 2017.(Capture d'écran/DoD/45eNord.ca)
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(Courtoisie PBS News Hour)

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a estimé mardi qu’il n’y avait « pas de doute » que le régime syrien était responsable de l’attaque chimique du 4 avril.

« Il n’y a pas de doute que le régime syrien est responsable de la décision d’attaquer et de l’attaque elle-même », a déclaré M. Mattis lors d’une conférence de presse au côté du général Joe Votel, chef des forces américaines au Moyen-Orient.

« Une réponse militaire mesurée était ce qu’il y avait de mieux pour dissuader le régime » de lancer une autre attaque de ce type, a fait valoir l’ancien général à propos de la frappe punitive des États-Unis lancée après l’attaque chimique.

« Cette action militaire montre que les États-Unis ne resteront pas sans rien faire quand Assad ignorera le droit international et utilisera des armes chimiques qu’il déclare avoir détruites », a-t-il ajouté.

Pour autant, la stratégie des États-Unis en Syrie reste la même, selon le ministre. « Vaincre le groupe djihadiste État islamique reste la priorité », a-t-il souligné.

Un peu plus tôt dans la matinée, un haut responsable de l’administration américaine avait accusé Moscou de « semer la confusion dans le monde » sur le rôle du régime syrien dans cette attaque chimique, pour tenter de mettre en cause les rebelles ou les djihadistes du groupe EI.

Un autre haut responsable américain avait par ailleurs indiqué que le gouvernement américain cherchait à savoir si la Russie était complice de cette attaque.

« Comment est-ce possible que leurs forces (russes, NDLR) se trouvaient dans la même base que les forces syriennes qui ont préparé, planifié et mené cette attaque (…) et ne l’aient pas su à l’avance? » s’était demandé ce responsable qui a requis l’anonymat.

« Nous pensons que c’est une question que nous devons poser aux Russes », avait ajouté ce responsable alors que le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson se trouve en Russie, alliée du régime syrien, pour discuter de cette attaque.

L’attaque chimique qui a eu lieu mardi dernier à Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d’Idleb (nord-ouest de la Syrie), a fait 87 morts, dont des dizaines d’enfants.

Les États-Unis ont riposté en lançant dans la nuit de jeudi à vendredi 59 missiles contre une base aérienne syrienne.