Rencontre Mattis-Netanyahu: encore l’Iran dans le collimateur

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Le secrétaire à la Défense des États-Unis, James Mattis, en tournée au Moyen-Orient, a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu puis le président israélien Reuven Rivlin.

Le Premier ministre israélien était tout sourire en accueillant le chef du Pentagone, saluant le « changement bienvenu » dans la politique américaine au Moyen-Orient depuis l’élection de M. Trump.

Israël est particulièrement satisfait des « mots très clairs et très francs » de Donald Trump et de Jim Mattis contre l’Iran et ses activités « déstabilisatrices » au Moyen-Orient, a expliqué M. Netanyahu.

Il a évoqué la possibilité de voir se constituer une sorte de front commun contre l’Iran et le groupe État islamique, reliant les Etats-Unis, Israël et des pays arabes.

Il y a de « grandes opportunités devant nous, parce que beaucoup de nos voisins arabes comprennent » qu’ils subissent les mêmes menaces, a-t-il déclaré.

M. Mattis s’était montré sur la même longueur d’onde un peu plus tôt.

« Notre alliance avec Israël est la pierre angulaire d’une structure de sécurité plus large qui inclut la coopération avec l’Egypte, la Jordanie, le royaume d’Arabie saoudite et nos partenaires du Golfe », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse au ministère de la Défense.

Les relations entre Israël et les États-Unis s’étaient tendues sous l’administration Obama sur la question notamment des territoires occupés.

Les désaccords avaient atteint un sommet avec l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, fierté de Barack Obama mais farouchement combattu par M. Netanyahu.

Interrogé sur les intentions de l’administration américaine au sujet de cet accord, qualifié de « stupide » par Donald Trump, Jim Mattis s’est abstenu de prendre position sur le fond.

« Les États-Unis ont signé » cet accord « et il continue d’être appliqué », s’est-il borné à indiquer.

« En aucun cas » cela n’exonère l’Iran quant à ses « autres activités » dans la région, y compris au Yémen et en Syrie en guerre, a-t-il indiqué.

Donald Trump vient d’ordonner la réévaluation de l’accord afin d’examiner si la suspension des sanctions contre l’Iran est « vitale » pour les intérêts de sécurité nationale des États-Unis.

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