Rex Tillerson à Moscou les 11 et 12 avril

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Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson. (Pool/AFP)
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Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson. (Pool/AFP)

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson effectuera les 11 et 12 avril sa première visite à Moscou en cette qualité, a annoncé mercredi la diplomatie russe dans un communiqué.

Il s’agit de la première visite d’un haut responsable de la nouvelle administration américaine depuis l’investiture de Donald Trump en janvier.

M. Tillerson et son homologue russe Sergueï Lavrov vont discuter de la « lutte antiterroriste, avant tout contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et autres groupes terroristes », de la Syrie, du conflit israélo-palestinien, du Yémen, de la Libye, de la Corée du Nord et du conflit ukrainien, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

Le département d’Etat a confirmé cette visite, précisant qu’elle faisait partie des « efforts » de Washington pour « maintenir des lignes directes de communication avec de haut responsables russes ».

Les relations entre Washington et Moscou se sont brutalement dégradées, sous la présidence de Barack Obama, après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

Rex Tillerson connaît bien la Russie, où il s’est souvent rendu depuis 20 ans dans le cadre de ses fonctions au groupe pétrolier ExxonMobil, ce qui lui a donné l’occasion de rencontrer régulièrement Vladimir Poutine.

MM. Lavrov et Tillerson vont également discuter de « nombreux points de friction » comme « l’arrestation des ressortissants russes par les services secrets américains dans des pays tiers », des cas de « violation des droits des enfants russes adoptés », où encore les « difficultés » rencontrées par des diplomates russes, selon le ministère.

« Nous espérons que la visite du nouveau secrétaire d’Etat américain aidera (…) à augmenter le niveau de notre compréhension mutuelle », selon la même source.

« Cela serait dans l’intérêt non seulement de nos peuples, mais aussi du monde entier, et cela contribuerait au renforcement de la stabilité globale », ajoute la diplomatie russe.