Tracy et Iberville victorieux aux compétitions de drill et de drapeaux du CMR Saint-Jean (PHOTOS/VIDÉO)

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Samedi 8 avril, le Collège militaire royal de Saint-Jean a tenu sa traditionnelle compétition d’exercice élémentaire et, encore cette année, entre les premières années des trois escadrons Richelieu, Iberville et Tracy, le gagnant de la compétition de drill est Tracy et celui de la compétition de drapeaux, Iberville.

Les Anciens du Collège, ainsi que les parents et amis étaient venus encourager les élèves-officiers qui arrivaient à la compétition après des heures et des heures de pratique pour atteindre le meilleur niveau de précision. Même que cette année, la grand-mère d’une des élof de l’escadron Ibervielle avait traversé l’océan pour venir de France encouragé sa petite-fille.

Après la compétition, deux trophées ont été remis: le Navy Bowl à l’escadron Tracy, l’équipe gagnante de l’exercice élémentaire, communément appelé «Drill», et le Trophée adjudant-Chef Beaudoin, remis aux gagnants de la compétition de garde aux drapeaux, l’escadron Iberville. En plus de se voir remettre un trophée, l’équipe gagnante de la compétition de garde aux drapeaux a été désignée comme garde aux drapeaux officielle du CMR Saint-Jean lors du défilé de fin d’année.

GAGNANTS DES COMPÉTITIONS

  • 1- Escadron Tracy 88,8%
    2- Escadron Richelieu 83,4%
    3- Escadron Iberville 81,8%
  • 1- Escadron Iberville 88,5%
    2- Escadron Tracy 87,1%
    3- Escadron Richelieu 81,95%

Mais les escadrons ont d’abord débuté la compétition en se faisant inspecter par le commandant du Collège, Simon Bernard, et l’adjudant-chef du Collège. Pas une arme, pas un uniforme, pas un bouton n’échappaient au regards aiguisés du colonel et de l’adjudant-chef.

Puis, a débuté la compétition d’exercice élémentaire, suivie de la compétition de garde aux drapeaux.`

Des exercices qui datent du temps des Romains et se perpétuent encore aujourd’hui.

« La compétition d’exercice élémentaire aujourd’hui, il y en a qui pourraient dire ‘2017, c’est révolu’, parce que, habituellement, ça faisait partie des tactiques sur les champs de bataille. » de nous faire remarquer le commandant du Collège en entrevue après les compétitions.

Mais la drill est bel et bien la base de la formation militaire, de nous expliquer le colonel Bernard.

« Ça vient développer la discipline, ça vient développer la capacité d’un individu de récupérer d’une erreur et de poursuivre dans le programme en tant que tel. Ça vient d’un côté leadership, parce que il y a quelqu’un qui dirige son équipe. Et la cohésion d’un groupe ainsi que la précision dans l’exécution des mouvements ».

« On vient donc chercher toutes ces valeurs fondamentales pour la profession des armes lors d’une compétition en tant que tel », de souligner encore le colonel.

Quant à la compétition de garde aux drapeaux, elle n’est pas moins importante.

« L’équipe des drapeaux, c’est celle qui va remporter les honneurs et va avoir le mandat de porter les drapeaux consacrés du Collège militaire royal de Saint-Jean pour la prochaine année. Il y a deux compétitions, mais celle qui a un retour important outre le trophée, c’est celle des drapeaux qui accorde au sept officiers de l’équipe gagnante l’honneur de porter les drapeaux toute l’année. »

Le plan du Collège pour le retour de l’enseignement universitaire est prêt

Le commandant du Collège en est à sa dernière année son mandat à la tête du Collège. Des mandats qui étaient historiquement de deux ans, mais le successeur du colonel Bernard, suite aux recommandations du rapport de l’amiral Madison et de l’équipe de consultation de l’état-major aura un mandat élargie à trois ans.

Le colonel Bernard quittera donc le Collège à la fin de cette année aurait, nous dit-il, mais aurait « adoré faire une année supplémentaire », alors qu’il faudra voir à l’application des nombreuses recommandations du rapport et qu’on attend le retour de l’enseignement universitaire à Saint-Jean dès qu’une enveloppe budgétaire sera officiellement accordée à l’institution pour aller de l’avant avec la réalisation tant attendue de ce projet.

Le programme et les cours de ce qui sera le premier baccalauréat en Études internationales ont été soumis aux autorités provinciales compétentes en matière d’éducation et, parallèlement, le Collège attend les ressources pour pouvoir lancer le programme universitaire à Saint-Jean.

« Les ressources pour lancer la première année ne sont pas ‘extravagantes' », indique le commandant du Collège. Il s’agit, pour cette première année « de l’embauche de ressources humaines.

« On a déjà des professeurs de niveau universitaire à Saint-Jean. Donc, c’est d’augmenter le personnel humain pour pouvoir offrir les programmes », mais la factures du point de vue ressources humaines ‘n’est pas très salée' », de souligner le colonel, qui ne cache pas « que le plus tôt [les ressources seront confirmées, NDLR], ce sera le mieux », mais que le Collège, lui, a crée les conditions pour pouvoir démarrer rapidement.

Quant au colonel Simon Bernard, s’il n’aura pas la joie de présider à l’application des recommandations du rapport de l’état-major et ne sera déjà plus à la tête du Collège quand les premiers étudiants commenceront le programme du baccalauréat à Saint-Jean, il ne sera pas en reste.

Il partira en effet, dans ce qu’il qualifie « d’opportunité fantastique » qui lui permettra de se développer encore professionnellement, pour le Centre des Hautes études militaires à Paris, un institut de formation prestigieux, pépinière de généraux, qui préparent les officiers supérieurs à tenir des postes à haute responsabilité dans leur armée d’origine ou à l’international.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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