En marge du G7: accord de coopération entre les forces canadiennes et japonaises

Le premier ministre Justin Trudeau et les autres dirigeants du à Taormina, en Italie, le 26 mai 2017. (Twitter/@PMcanadien)
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Le premier ministre Justin Trudeau et les autres dirigeants du à Taormina, en Italie, le 26 mai 2017. (Twitter/@PMcanadien)

Le premier ministre Justin Trudeau a rencontré en marge du Sommet du G7 hier à Taormina, en Italie le premier ministre japonais Shinzo Abe avec qui il a conclu un accord de coopération entre les forces canadiennes et japonaises.

Les premiers ministres ont réaffirmé les relations solides et positives qui unissent le Japon et le Canada et ont convenu de resserrer encore davantage les liens commerciaux entre les deux pays et d’intensifier leur coopération en matière de paix et de sécurité, dit le communiqué du bureau du premier ministre canadien aujourd’hui.

Ils ont également discuté d’enjeux liés à la sécurité mondiale et régionale.

Les dirigeants ont condamné les actes provocateurs de la Corée du Nord qui mettent en évidence la menace que ce pays représente pour la sécurité régionale et internationale. Le Canada exhorte la Corée du Nord à respecter l’ensemble de ses obligations internationales et à cesser ses actions illégales et déstabilisantes. Le Canada et le Japon sont résolus à travailler ensemble dans le cadre d’une réponse internationale concertée.

Les deux premiers ministres sont parvenus à conclure un important accord sur l’acquisition et le soutien mutuel et ont convenu de le signer le plus tôt possible, annonce Ottawa. Cet accord facilitera la coopération entre les forces armées canadiennes et japonaises, notamment dans le cadre d’exercices d’entraînement conjoints, d’opérations d’aide humanitaire et de secours aux sinistrés, et de missions de maintien de la paix des Nations.

Le premier ministre Justin Trudeau a aussi exprimé sa consternation après l’attentat contre des chrétiens coptes en Égypte

Le premier ministre Justin Trudeau a aussi exprimé sa consternation après le plus récent attentat terroriste perpétré contre des chrétiens coptes en Égypte, qui s’ajoute à l’attentat du 22 mai à Manchester. Des enfants innocents à la sortie d’un concert en Grande-Bretagne, des chrétiens qui se rendaient à un monastère en Égypte.

Les chrétiens ont été de nouveau visés en Égypte où au moins 26 personnes ont été tuées vendredi par des hommes armés et masqués ayant attaqué leur bus qui se rendait à un monastère copte.

Cette attaque, dans la province de Minya, intervient alors que la branche égyptienne du groupe djihadiste État islamique (EI) mènent depuis plusieurs mois une campagne contre la minorité copte en Égypte.

« C’est avec consternation et colère que j’ai appris qu’un attentat brutal a été commis plus tôt aujourd’hui contre les chrétiens coptes qui se rendaient au monastère de Saint-Samuel le Confesseur, dans le gouvernorat de Minya, en Égypte.

« Au nom des Canadiens, Sophie et moi offrons nos plus sincères condoléances à tous ceux qui ont perdu des êtres chers en raison de ces gestes haineux. Nous espérons et prions également pour le rétablissement sain, sauf et complet des personnes blessées.

« Il s’agit du troisième attentat majeur en moins de deux mois contre la communauté chrétienne copte d’Égypte, une communauté déjà ébranlée par des années de discrimination et de violence. Parmi les victimes d’aujourd’hui étaient des femmes et de nombreux enfants qui se rendaient au monastère pour prier, ainsi que des ouvriers qui s’apprêtaient à faire des travaux de jardinage et de construction.

« En cette période éprouvante, la population égyptienne peut compter sur l’amitié et l’appui du Canada, et nous offrons toute l’aide possible au gouvernement de l’Égypte.

« Comme le montrent les événements récents, les extrémistes violents ciblent souvent les plus vulnérables. En tant que membres de la communauté internationale, nous devons continuer de nous opposer aux responsables de ces actes de terrorisme et de lutter contre la haine en faisant la promotion des valeurs de diversité, d’inclusion et de paix. ».

Depuis six mois, l’EI a revendiqué des attentats suicide contre deux églises coptes ayant fait 45 morts au nord du Caire début avril, et une autre attaque suicide contre une église en plein cœur du Caire (29 morts) en décembre.

Sommet du G7: consensus sur le terrorisme, statu quo sur le climat

Les dirigeants du G7, réunis vendredi à Taormina, en Italie, ont facilement trouvé un terrain d’entente sur le terrorisme, après l’attentat meurtrier qui a frappé la Grande-Bretagne, mais n’ont toujours pas avancé sur le climat.

À l’issue d’une première journée de rencontres plénières et de bilatérales, les membres du G7 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Japon, Canada, Italie) ont adopté une déclaration contre le terrorisme, appelant notamment les acteurs de l’internet à se mobiliser davantage dans la lutte contre « les contenus terroristes ».

Ils répondaient ainsi à une demande de la Première ministre britannique Theresa May, dont le pays a été touché lundi soir par un attentat à la sortie d’une salle de concerts à Manchester, qui a fait 22 morts, dont de nombreux enfants, et a été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique.

« C’est un pas en avant important. Il faut que les compagnies (de l’internet) reconnaissent leur responsabilité envers la société », a déclaré Mme May lors d’une conférence de presse.

Le G7 s’est également engagé à mettre en oeuvre « une approche collective » pour lutter contre le danger posé par les combattants étrangers de retour des zones de guerre, notamment en terme de partage de renseignement.

En revanche, l’un des sujets les plus épineux à l’ordre du jour du G7, la lutte contre le réchauffement climatique, reste pour le moment dans l’impasse, a admis le président du Conseil italien Paolo Gentiloni.

« L’administration américaine a une réflexion interne sur la question, et les autres pays en ont pris acte. Nous avons pour notre part réaffirmé notre engagement total » pour l’accord de Paris sur le climat, a affirmé M. Gentiloni lors d’une courte déclaration devant la presse.

Les discussions sur la question devraient continuer samedi, les Européens vont tenter de « convaincre » le président Trump de l’importance de cet accord, a réitéré une source diplomatique française.

Et vendredi soir, ces efforts semblaient commencer à porter leurs fruits. Le conseiller économique de Donald Trump, Gary Cohn, a ainsi fait savoir que « les vues (du président américain) évoluaient ». « Il est venu ici pour apprendre », mais, a-t-il aussitôt averti, « sa décision finale sera fondée sur ce qu’il y a de mieux pour les États-Unis ».

Sommet difficile

Le sommet sera « difficile », avait prévenu avant l’ouverture de la réunion M. Gentiloni, dont le pays préside actuellement le G7. Et derrière les sourires détendus affichés par les dirigeants de ce club de sept des pays les plus riches de la planète à l’occasion de la traditionnelle photo de famille, dans le majestueux théâtre grec de Taormina, en Sicile, les divergences n’étaient pas loin.

Pour quatre d’entre eux, l’Américain Donald Trump, le Français Emmanuel Macron, la Britannique Theresa May et l’Italien Paolo Gentiloni, il s’agissait du premier G7.

Un sujet de controverse -des propos tonitruants qu’aurait tenus M. Trump sur les « mauvais » Allemands – a été rapidement déminé, entre démentis ou explication sur une erreur de traduction.

La chancelière allemande Angela Merkel s’est de son côté gardé de tout commentaire sur ce point à son arrivée vendredi matin à Taormina, qui vit littéralement en état de siège depuis plusieurs jours, avec quelque 7.000 membres des forces de sécurité.

Autre sujet de dissensions, le commerce international et le rôle d’arbitre de l’OMC, où les Etats-Unis veulent réviser leur position.

M. Cohn a dit s’attendre à une discussion « ferme » sur le sujet.

En revanche, la Maison Blanche a clarifié sa position sur les sanctions contre la Russie dans la crise ukrainienne, en excluant de les alléger.

Le président du Conseil européen Donald Tusk avait dans la matinée appelé « tous les membres du G7 » à réaffirmer la politique de sanctions contre Moscou tant que les accords de paix de Minsk ne seraient pas mis en oeuvre pour mettre fin au conflit qui a fait 10.000 morts en trois ans.

Par ailleurs, sur la question des migrants, une des priorités de l’Italie qui est en, première ligne dans le sauvetage desd naufragés, un compromis semblait également se dessiner vendredi, mettant en avant la nécessité d’une appproche globale et non uniquement axée sur l’aspect sécuritaire, selon des sources diplomatiques italiennes.

*Avec AFP