L’armée irakienne lance une opération anti-EI dans l’ouest

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Des blindés des forces irakiennes se dirigent vers le village de Sheikh Younis, au sud de Mossoul, le 19 février 2017. (AFP/AHMAD AL-RUBAYE)
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Des blindés des forces irakiennes se dirigent vers le village de Sheikh Younis, au sud de Mossoul, le 19 février 2017. (Archives/AFP/AHMAD AL-RUBAYE)

L’armée irakienne a lancé une opération contre les combattants de l’organisation État islamique (EI) qui harcèlent les forces de sécurité dans la province occidentale d’al-Anbar, ont annoncé mardi des officiers.

Les forces irakiennes, avec l’appui aérien de la coalition menée par les États-Unis et l’aide de combattants de tribus locales au sol, ont débuté leur offensive à l’aube dans des zones désertiques où les djihadistes disposent de caches, a expliqué un lieutenant-colonel de l’armée.

« Les forces de sécurité progressent d’une zone appelée +Kilomètre 160+, à l’ouest de Ramadi, vers Noukhaib », a ajouté cet officier, basé à Routba, avant-poste militaire et dernière ville sur la route de la Jordanie.

L’objectif est de repousser les combattants de l’EI vers le désert et de sécuriser Routba, a précisé le général de division Mahmoud al-Falahi, qui dirige le Commandement opérationnel d’al-Anbar.

Une trentaine de membres des services de sécurité ont été tués dans des attaques et des embuscades jihadistes dans la région de Routba ces trois dernières semaines.

Al-Anbar est une vaste province désertique traversée par le fleuve Euphrate aux confins de l’Irak, de la Syrie, de la Jordanie et de l’Arabie Saoudite.

L’EI en avait fait un bastion en s’y installant lors de son offensive qui lui avait permis de prendre le contrôle de près d’un tiers du pays en 2014.

Les forces gouvernementales ont depuis repris la plupart des villes de la province mais les jihadistes disposent toujours de caches dans le désert à proximité de la frontière syrienne.

L’armée mène également une grande opération plus au nord de la province pour reprendre les dernières villes le long de l’Euphrate encore contrôlées par l’EI près de la frontière syrienne.