Le Canada à la réunion de la coalition anti-EI à Copenhague pour examiner les besoins pour la suite

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Le Canada travaille avec ses alliés pour vaincre Daech. La réunion d’aujourd’hui à Copenhague de la Coalition anti-État islamique porte sur les prochaines étapes de cette mission. (MDN)

Les principaux membres de la coalition contre l’organisation État islamique se sont réunis mardi à Copenhague pour évaluer les besoins et la suite des actions à mener contre l’EI qui subit actuellement de graves revers sur le terrain en Syrie et en Irak.

Le ministre canadien de la Défense Harjit Sajjan participe à cette réunion des ministres de la Défense faisant partie des contributeurs principaux de la Coaltion militaire de lutte contre Daech.

La réunion fait suite aux discussions précédentes qui ont eu lieu à Bruxelles au mois de février, et se penchera sur la lutte continue de la Coalition contre Daech en Irak et en Syrie.

« Nous allons regarder vers l’avenir et déterminer ce qu’il faut en plus, si c’est le cas », a déclaré pour sa part à la presse le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, peu avant son arrivée à Copenhague.

Davantage de moyens de déminage dans les zones évacuées par l’EI sont en particulier nécessaires pour la coalition, a indiqué un responsable gouvernemental américain s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

Davantage de fonds et de moyens pour contribuer à la stabilisation et à la protection des zones désertées par l’EI sont également requis, selon des responsables présents à Copenhague.

Quinze pays sont représentés à Copenhague, à l’invitation du ministre danois de la Défense, Claus Hjort Frederiksen.

Le ministre canadien de la Défense Harjit Sajjan a fait une déclaration suivante après avoir rencontré les ministres de la Défense faisant partie des contributeurs principaux de forces de la Coalition mondiale de lutte contre Daech, à Copenhague, au Danemark, et avoir participé à des réunions avec ses homologues de la Nouvelle‑Zélande, du Royaume-Uni et de l’Australie hier.

Nous la reproduisons ici intégralement:

«En travaillant de concert avec ses partenaires et alliés, le Canada contribue considérablement, par son engagement en Irak et dans la région avoisinante, à vaincre Daech et à limiter la propagation du terrorisme. Nos efforts jouent également un rôle essentiel pour aider des millions de personnes vulnérables qui sont confrontées à une menace de conflit, d’instabilité et de crise humanitaire.

«Les réunions d’aujourd’hui ont été une occasion importante pour discuter du progrès, et pour continuer le travail des partenaires de la Coalition visant à démanteler et à vaincre Daech. Nos discussions se sont penchées sur l’identification des principales lacunes et sur l’exploration des tâches à venir après la victoire militaire à Mossoul et à Raqqa.

«Le 31 mars 2017, le gouvernement du Canada a annoncé que la contribution canadienne à la Coalition mondiale de lutte contre Daech serait prolongée jusqu’au 30 juin 2017. Cette prolongation de trois mois nous fournit le temps dont nous avons besoin pour évaluer les dynamiques évolutives du conflit et pour consulter nos alliés afin de déterminer la meilleure façon de soutenir la Coalition avec des ressources canadiennes.

«Notre engagement à travailler aux côtés des forces de la Coalition n’a pas changé. Les membres des FAC contribuent à l’amélioration de la sécurité en Irak et dans la région en formant, en conseillant et en aidant les forces de sécurité irakiennes pour leur permettre de défendre leur pays et de faire en sorte que l’Irak devienne un pays plus stable et plus sécuritaire. Alors que le Canada continue à examiner des contributions possibles à venir, il est essentiel de demeurer conscient de la nature évolutive de la lutte contre Daech, et d’évaluer les prochaines étapes suivant la libération de Mossoul.»

Sur le terrain, la dynamique est du côté de la coalition. Après de violents combats de rue, l’EI a perdu le contrôle de l’essentiel de son bastion de Mossoul, dans le nord de l’Irak, et l’étau se resserre contre lui à Raqa, en Syrie.

Dans ce contexte de retraits militaires pour l’EI, la question du retour de milliers de combattants étrangers de l’EI dans leurs pays d’origine se pose de façon aiguë.

Selon le même responsable gouvernemental américain, Interpol à identifié 14.000 de ces combattants étrangers qui se sont rendus en Syrie et qui sont toujours en vie.

Les plus nombreux sont les Tunisiens, suivis des Saoudiens. Mais il y en a également des milliers venus d’Europe, dont une centaine du Danemark, a précisé ce même responsable.

Interpol fait partie de la coalition, dont elle est devenue le 68-ème membre.

La campagne contre l’EI a débuté à l’automne 2014 et a permis aux forces irakiennes, soutenues par les frappes aériennes et des instructeurs de la coalition, de progresser après de sérieux revers, en reprenant des villes comme Ramadi et Falloujah.

*Avec AFP

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