Les Forces armées canadiennes tiennent une conférence sur l’égalité des sexes

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Le 21 novembre 2009, à Kandahar, en Afghanistan — La Sgt Tanya Casey, bénévole au camp Nathan-Smith, accueille une Afghane lors de la célébration de l’Aïd al-Adha tenue par l’Équipe de reconstruction provinciale de Kandahar. Pour l’occasion, on a fait don de sacs de farine, de tapis de prière et de thé. L’Aïd al-Adha est une fête musulmane célébrée par les musulmans partout dans le monde. (MDN)

Les Forces armées canadiennes (FAC) tiendront la première Conférence sur les genres du Groupe des cinq Plus, à Ottawa, du 16 au 18 mai qui sera l’occasion d’examiner, de concert avec les nations partenaires, l’adoption et l’intégration de perspectives fondées sur l’égalité des sexes au niveau opérationnel, et d’en discuter.

Le Groupe des cinq est une alliance de partage de renseignements constituée de l’Australie, du Canada, des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni. Dans le cadre de la conférence, ces pays se réuniront avec des représentants de l’Allemagne, de l’Espagne, de la Finlande, des Pays‑Bas, de la Suède, ainsi que de l’OTAN et de l’ONU pour échanger sur les pratiques exemplaires et les leçons apprises en matière d’intégration de perspectives fondées sur l’égalité des sexes au niveau opérationnel.

La Conférence sur les genres du Groupe des cinq Plus repose sur les efforts déployés précédemment au chapitre de l’intégration des perspectives fondées sur l’égalité des sexes à la planification et aux opérations militaires des FAC. Ces efforts comprennent la nomination d’une championne de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, d’une directrice de l’ACS+ des Forces armées vanaciennes et de trois conseillers en matière d’égalité entre les sexes (CES).

Les efforts déployés par les FAC découlent de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies (RCSNU). Celle-ci, approuvée en 2000, a été la première résolution à mettre l’accent exclusivement sur les femmes dans des situations de conflits armés, tout en reconnaissant que de tels conflits ont des conséquences différentes pour les hommes, les femmes, les filles et les garçons.

L’intégration de perspectives fondées sur l’égalité des sexes aux mesures prises par les Forces armées canadiennes en réponse aux conflits armés, la prévention de conflits et le renforcement des capacités leur permettent de mieux protéger les populations à risque. En comprenant mieux les besoins et les capacités de divers groupes d’hommes, de femmes, de garçons et de filles, les Forces armées canadiennes peuvent mieux adapter davantage leurs mesures pour favoriser le maintien de la paix et de la stabilité à long terme pour les populations touchées.

La ministre de la Condition féminine, Patty Hajdu, parle égalité des sexes à une table ronde à Ottawa le 19 juillet 2016 dans le cadre des consultations visant à éclairer l’examen de la politique de défense. À sa gauche, le major-général Tammy Harris, une pionnière au sein des FAC qui fut, notamment, la première femme à commander une base canadienne majeure, la BFC Borden. (Facebook)
« Pour s’assurer que les besoins de tous sont pris en compte quand les militaires sont déployés dans le cadre d’opérations partout dans le monde, les Forces armées canadiennes s’emploient à intégrer les perspectives fondées sur l’égalité des sexes au processus de planification opérationnelle. L’intégration de telles perspectives dans les opérations va au-delà de l’égalité entre les sexes; c’est aussi une question d’éducation et de respect envers toutes les religions, cultures et ethnies. », a souligné le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan.

« Les hommes, les femmes et les enfants portent tous un regard différent sur le monde. J’incite fortement les responsables de la planification d’opérations militaires à déceler ces différences, afin que nos opérations et nos activités tiennent compte de ces besoins particuliers en matière de sécurité. L’approche axée sur l’analyse comparative entre les sexes plus permettra aux FAC de rehausser son efficacité dans le cadre de ces opérations. », a pour sa part déclaré le major-général Tammy Harris, championne de l’analyse comparative entre les sexes plus des Forces armées canadiennes

« La première Conférence sur les genres du Groupe des cinq Plus constitue une excellente occasion de découvrir la façon dont les nations partenaires s’y prennent pour intégrer les perspectives fondées sur l’égalité des sexes dans leurs opérations, en plus d’échanger des pratiques exemplaires. Je suis rassurée de voir le travail réalisé par tous les pays participants en vue de cette initiative. Par ailleurs, je suis soulagée de constater que tous les participants à la conférence reconnaissent le rôle important que joue l’analyse comparative entre les sexes dans la planification et la réalisation d’opérations et qu’il faut continuer de miser sur celle-ci lors des opérations futures des Forces armées canadiennes. », a dit quant à elle directrice de l’analyse comparative entre les sexes plus des Forces armées canadiennes, Sheila Ouellet,

En bref

L’intégration de l’ACS+ à la planification et à l’exécution des opérations des FAC est un moyen d’améliorer l’efficacité opérationnelle en approfondissant notre compréhension des milieux opérationnels. L’objectif est de s’appuyer sur cette compréhension approfondie pour adapter la planification et l’exécution d’opérations de manière à tenir compte des besoins et des capacités des divers groupes d’hommes, de femmes, de garçons et de filles.

L’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) est un outil analytique qui aidera les Forces armées canadiennes à tenir compte de nombreux facteurs, notamment l’âge, l’instruction, la langue et la culture, en plus du sexe lors de leurs activités de planification et d’analyse opérationnelles.

Sur les plans stratégique et opérationnel, les conseillers en matière d’égalité entre les sexes épaulent le commandant responsable de l’intégration générale des perspectives fondées sur l’égalité des sexes à la planification, à l’exécution et à l’évaluation.

Trois conseillers en matière d’égalité entre les sexes ont été nommés dans le cadre des efforts déployés par le chef d’état-major de la Défense en vue de l’adoption de la RCSNU 1325. À l’heure actuelle, ces derniers collaborent avec l’État-major interarmées stratégique, le Commandement des opérations interarmées du Canada et le Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada.

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