Marins, aviateurs, vétérans et cadets commémorent la bataille de l’Atlantique à Montréal (PHOTOS/VIDÉO)

Commémoration de la bataille de l'Atlantique, à Montréal, le 7 mai 2017. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Le Canada et sa communauté navale ont commémoré, comme chaque premier dimanche de mai, ceux qui ont perdu la vie dans la plus longue bataille de la Seconde Guerre mondiale: la Bataille de l’Atlantique. À Montréal on s’est souvenu.

La bataille de l’Atlantique a été un moment décisif de la Seconde Guerre mondiale, s’étalant de septembre 1939 à mai 1945. Des hommes et des femmes de la Marine royale canadienne, de la Marine marchande canadienne et de l’Aviation royale canadienne y ont combattu.

Le succès n’aura été obtenu qu’avec un lourd prix à payer: la Marine royale canadienne a perdu 33 navires et 2.000 combattants; la Marine marchande a perdu plus de 70 navires et 1.700 marins; et l’Aviation royale canadienne a quant à elle perdu plus de 900 membres d’équipage.

Pour commémorer cette bataille, l’équipage du NCSM Donnacona ainsi que des vétérans, cadets et aviateurs du 438e escadron se sont donc réunis dimanche 7 mai au Quai de l’horloge, sous la présidence du contre-amiral Darren Hawco.

«Ça fait 30 ans que je suis dans la Marine. Je sais c’est quoi un déploiement, je sais c’est quoi la mission, l’adversaire, mes dates. Eux [les marins de la Seconde Guerre mondiale] ils savaient pas c’est quoi la menace, quand ils allaient revenir et s’ils allaient revenir… Leur sacrifice est important, c’est pour quoi on se doit de s’en souvenir», a déclaré à 45eNord.ca, celui qui est le chef du développement des forces et dont la commémoration montréalaise était plus émouvante pour lui, né dans la métropole québécoise.

Aujourd’hui, l’héritage de la bataille de l’Atlantique est donc souligné et bien vivants par les membres présentement en service, engagés à être «prêts, oui prêts» pour faire face avec fierté et professionnalisme aux enjeux de sécurité actuels. Soulignons justement que l’effectif des militaires actifs était réduit puisque plusieurs d’entre eux se préparaient justement à se déployer pour prendre part à l’Opération LENTUS, afin d’aider les autorités civiles à gérer la crise provoquée par les pires inondations au Québec depuis 1974.