Le rapport sur l’accident qui a entraîné la mort du Tech SAR Alfred Barr a été publié cette semaine

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Le caporal-chef Alfred Barr du 435e Escadron de transport et de sauvetage est décédé dans un accident lors d’un exercice d’entraînement près de Yorkton, en Saskatchewan, le 8 mars 2017. (Service d’imagerie de la 17e Escadre).
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Le caporal-chef Alfred Barr du 435e Escadron de transport et de sauvetage est décédé dans un accident lors d’un exercice d’entraînement près de Yorkton, en Saskatchewan, le 8 mars 2017. (Service d’imagerie de la 17e Escadre).

L’Autorité des enquêtes sur la navigabilité du ministère de la Défense nationale a publié le rapport intitulé L’Enquêteur vous informe portant sur un accident d’entraînement au parachutisme mortel survenu le 8 mars 2017 près de Yorkton, en Saskatchewan. L’accident a coûté la vie au caporal-chef Alfred Barr, un technicien en recherche et sauvetage de l’Aviation royale canadienne.

Ce document est un résumé des circonstances et des faits connus actuellement et ne contient pas d’information sur la cause de l’accident, qui fait toujours l’objet d’une enquête.

Le caporal-chef Alfred Barr travaillait à la 17e Escadre Winnipeg et était un membre du 435e Escadron de transport et de sauvetage.

Résumé de l’accident

L’accident s’est produit lors d’une mission d’entraînement en recherche et sauvetage (SAR) du 435e Escadron de Transport et de sauvetage, menée à bord d’un avion CC130H Hercules. L’avion a quitté Winnipeg en transportant à son bord un équipage de neuf membres, à destination de la zone de Pelly et Kamsak en Saskatchewan, en vue d’y effectuer des séquences SAR de base avant de se rendre à l’aéroport de Yorkton (CYQV), où l’équipe voulait exécuter des sauts en parachute à ouverture automatique suivis d’un largage de matériel.

L’avion s’est établi face au vent, à 2000 pieds au‑dessus de l’objectif prévu, en vol rectiligne en palier et à une vitesse indiquée de 120 nœuds, selon la configuration volets 50 %. Le ciel était dégagé, la température de ‑16o C et le vent de surface soufflait du nord‑ouest à 19 nœuds avec des rafales atteignant 24 nœuds. Après les exposés et les vérifications de sécurité, le chef d’équipe des techniciens SAR (chef Tech SAR) a sauté par la rampe ouverte de l’avion au point prédéterminé. Le chef Tech SAR a utilisé la technique de sortie en boule. Le Tech SAR l’a suivi quelques secondes plus tard, mais il a utilisé la technique de sortie flotteur. Ces deux techniques de sortie, en boule et flotteur, sont approuvées pour les sauts en parachute à ouverture automatique.

Alors qu’il sortait de l’avion, on a remarqué que la jambe gauche du Tech SAR remontait et que son corps roulait légèrement sur le côté droit. Au même moment, le dispositif d’ouverture automatique déclenchait son parachute. Le parachute ne s’est pas ouvert normalement, et le côté droit de la voilure était plus bas que le côté gauche. Il a rapidement amorcé une descente en spirale serrée dans le sens horaire.

On a ensuite constaté que le parachutiste faisait un mouvement comme celui qui est exécuté pour démêler les suspentes d’un parachute, et le Tech SAR a rapidement délesté son SAR-PELS (un sac de matériel attaché au harnais, devant la poitrine). On a ensuite constaté qu’il avançait les mains de nouveau vers les suspentes. La rapide descente en spirale sur la droite s’est poursuivie jusqu’au sol. Le Tech SAR a atterri le premier suivi du chef Tech SAR. Le chef Tech SAR s’est posé le plus rapidement, le plus sécuritairement et le plus près possible du Tech SAR, et il lui a administré les premiers soins sans tarder. Néanmoins, son intervention en vue d’assurer la survie du Tech SAR n’a rien donné, car ce dernier avait subi des blessures mortelles à l’impact.

L’inspection détaillée du parachute n’a révélé aucun signe de défaillance matérielle et l’enquête est axée sur les facteurs humains, notamment la formation et les procédures d’urgence.

Le colonel Andy Cook, commandant de la 17e Escadre, avait assuré en mars que les leçons tirées de cette enquête serviraient à améliorer la formation afin de prévenir de semblables événements.