Partage de renseignements: le chef de l’Otan fait « confiance à tous les alliés »

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Conférence de presse par le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, le 7 décembre 2016. (Archives/OTAN)

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a affirmé jeudi faire « confiance à tous les alliés » sur le partage d’informations sensibles, après la polémique sur des renseignements confidentiels donnés par le président américain Donald Trump au chef de la diplomatie russe.

M. Stoltenberg s’est dit « absolument sûr » que les 28 pays membres de l’Alliance atlantique, dont les Etats-Unis, « sont capables de partager et traiter ces informations d’une bonne manière », en arrivant à une réunion de l’UE à Bruxelles.

« J’apprécie vraiment beaucoup la coopération que nous avons au sein de l’Otan sur le partage de renseignements » classés secret défense, a précisé M. Stoltenberg.

« Nous faisons cela depuis de nombreuses années et en fait, l’Otan a amélioré » la coopération entre ses 28 membres en la matière en créant l’an dernier une unité dédiée, a-t-il rappelé.

Selon le Washington Post et d’autres médias, M. Trump a divulgué des renseignements concernant une opération préparée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), lors d’une rencontre le 11 mai avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et l’ambassadeur russe aux Etats-Unis Sergueï Kisliak dans le Bureau ovale.

Le quotidien affirme que, lors de l’entretien, le président américain « a commencé à décrire les détails d’une menace terroriste posée par le groupe EI et liée à l’utilisation d’ordinateurs portables dans des avions ». Il aurait été jusqu’à mentionner la ville en Syrie où a été détectée la menace ce qui pourrait directement mettre en danger la source.

Ces informations auraient été communiquées par Israël, grand allié des Etats-Unis.

Face au tollé provoqué parmi les élus et dans les milieux du renseignement, le conseiller américain à la Sécurité nationale, le général H.R. McMaster, a tenté de minimiser l’affaire en affirmant que les informations évoquées n’ont pas mis en cause « la sécurité nationale ».

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