CMR Saint-Jean: 54 nouveaux élofs, enthousiastes mais réfléchis, prêts à relever tous les défis (PHOTOS/VIDÉOS)

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Dimanche 18 juin, 54 jeunes Canadiens et Canadiennes de la région de Montréal ont été reçus officiers dans les Forces armées canadiennes lors d’une cérémonie d’enrôlement au Collège militaire royal Saint-Jean, sous la présidence d’honneur du colonel Simon Bernard, commandant du Collège.

« C’est avec fierté que j’accepte la présidence d’honneur de cette cérémonie qui marque le début de nombreuses carrières dans les Forces armées canadiennes. Ces nouveaux officiers représentent l’avenir de notre organisation et nous veillerons à ce que chacun reçoive la meilleure instruction afin de développer leur talent », a déclaré le colonel Bernard devant les nouvelles recrues, attentives, et leurs parents venus les encourager et les soutenir dans leur choix.

Les cérémonies d’assermentation prennent un relief particulier cette année alors que, dans sa nouvelle politique de défense dévoilée le 7 juin, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a indiqué que l’effectif de la Force régulière sera accru de 3 500 militaires (pour atteindre 71 500 au total.

Mais bien sûr, pour atteindre cet objectif d’une force de 3 500 militaires de plus, il faut en recruter bien davantage, même dans la perspective d’un taux de rétention satisfaisant. Présent à la cérémonie, le major Bernard Gagnon, commandant du Centre de recrutement de Québec, indique que les objectifs de recrutement au Canada cette année sont justement de 5 000 soldats et officiers.

Une étude est donc en cours pour examiner les processus et « s’améliorer pour arriver à une meilleure ‘fluidité’ et une plus grande rapidité dans l’enrôlement du personnel dans les Forces armées canadiennes », de dire le major Gagnon qui a profité aussi de cette occasion pour inviter les nouvelles recrues qui vont commencer dès après l’assermentation d’aujourd’hui une formation difficile à ne surtout pas abandonner avant la fin de celle-ci.

Peu de répit à compter de maintenant pour nos nouveaux élofs. Enrôlés dans le Programme de formation des officiers de la Force régulière (PFOR), ils consacreront en effet les quatre ou cinq prochaines années à leurs études et à leur formation, apprenant les principes de base du leadership et poursuivant également leur formation militaire l’été.

Et ça commence tout de suite: les 54 nouveaux élèves officiers, qui se destinent à la Marine, l’Armée ou l’Aviation royale canadienne recevront une formation militaire initiale avant de commencer leurs études et, à l’été 2018, ils devront réussir la qualification militaire de base des officiers à L’École de leadership et de recrues à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Au terme de leurs études, après l’année préparatoire et la première année à Saint-Jean, les futurs chefs de nos Forces armées fréquenteront le Collège Militaire royal du Canada à Kingston, le Collège militaire royal de Saint-Jean, où le retour de l’enseignement universitaire est prévu pour bientôt, ou une université civile.

Un enthousiasme réfléchi

C’est par l’entremise d’un processus de sélection rigoureux, que les élèves-officiers ont été choisis en raison de leur potentiel de leadership, de leur bagage académique et de leurs réalisations sportives et, rencontrée sur place, la jeune Mélody Moreau-Leblanc, qui se destine au métier d’officier logistique, ne cachait pas son enthousiasme.

« C’est vraiment un grand accomplissement pour moi d’avoir réussi toutes ces étapes là pour finalement être membre des Forces armées canadiennes », nous déclare la jeune femme qui pensait joindre les Forces armées depuis déjà deux ans et a choisi ce chemin parce qu’elle cherchait plus que ce pouvait lui offrir d’autres parcours. « Je voulais des défis, par rapport au ‘CEGEP normal’ je trouvais que c’était pas assez entraînant. J’ai besoin de défis, de tout le temps être poussée à aller plus loin. Sans oublier l’esprit de famille des Forces armées canadiennes ».

Ce qui frappe son camarade, Timothy Maxime Choa, un ex-cadet enthousiaste qui a pu faire deux visites au Collège avant de prendre une décision finale et qui se destine aujourd’hui au métier d’officier d’infanterie, est « d’être passé du Secondaire V [la dernières année des 5 années d’études secondaires au Québec, NDLR]à un CEGEP militaire encadré par du personnel militaire ». Un grand saut qui va l’amener, nous déclare-t-il, « à travailler plus, soit physiquement, soit académiquement, et persévérer davantage dans les études ».

Et c’est ainsi que ce samedi, plus qu’une cérémonie d’assermentation, nous avons eu la démonstration avec ces 54 nouveaux élèves-officiers, enthousiastes mais réfléchis, responsables et prêts à relever tous les défis, que les Forces armées et la société canadiennes pouvaient très certainement envisager l’avenir avec confiance.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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