Donald Trump largement impopulaire à l’étranger, sauf en Russie et en Israël

Donald Trump à Tel Aviv, le 22 mai 2017. (AFP/JACK GUEZ)
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Donald Trump à Tel Aviv, le 22 mai 2017. (AFP/JACK GUEZ)

Le président américain Donald Trump est largement impopulaire à l’étranger, avec une exception notable en Russie et en Israël où on lui fait davantage confiance qu’en Barack Obama en son temps, révèle une enquête du Pew Research Center réalisée dans 37 pays.

Seuls 22 % des personnes interrogées déclarent avoir confiance en Donald Trump pour gérer le rôle des États-Unis dans les affaires mondiales, un chiffre à rapprocher des 64 % de confiance envers Barack Obama dans les dernières années de sa présidence, relève le Pew Research Center.

«La part de l’opinion publique ayant une opinion positive des États-Unis s’est effondrée dans divers pays, en Amérique latine, en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Afrique», commente l’institut de sondages.

La baisse de confiance qui touche le chef d’État américain est particulièrement prononcée parmi les alliés des États-Unis en Europe et en Asie, ainsi qu’au Canada et au Mexique, détaille l’étude.

La Russie et Israël sont les seuls pays où les personnes sondées affirment faire davantage confiance en Trump qu’à Obama.

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La Corée du Nord a comparé mardi le président américain Donald Trump à Adolf Hitler, peu avant la visite à Washington du président sud-coréen Moon Jae-In.

Dans un éditorial, l’agence officielle KCNA estime que la politique du président américain est une forme de «nazisme du XXIe siècle» en dénonçant le slogan «America First» («L’Amérique d’abord») mis en avant par M. Trump dès son discours d’investiture en janvier.

«Le «principe de l’Amérique d’abord» vise la domination mondiale au travers de moyens militaires, comme ce fut le cas pour le concept d’occupation mondiale de Hitler», avance l’agence.

M. Trump «suit la politique dictatoriale de Hitler» visant à diviser le monde en deux catégories, «les amis et les ennemis» afin de justifier la «suppression» de ces derniers, ajoute l’agence.

La Corée du Nord est coutumière d’un langage fleuri pour critiquer ses ennemis. Mais les comparaisons avec Adolf Hitler sont rares.

Jeudi, Pyongyang avait qualifié M. Trump de «psychopathe», dans un contexte tendu par le décès d’Otto Warmbier, étudiant américain rapatrié dans le coma aux États-Unis après sa détention en Corée du Nord.

En 2014, KCNA avait traité le prédécesseur de Donald Trump, Barack Obama, entre autres insultes, de «bâtard de sang mêlé» et parlé de son «apparence de singe».

KCNA avait déjà franchi une nouvelle étape dans les imprécations en s’en prenant peu avant à l’ex-présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, comparée à une «prostituée» et Barack Obama, à un «maquereau».

L’administration Trump travaille à un durcissement des sanctions internationales existantes contre la Corée du Nord pour tenter de l’obliger à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique interdits.

KCNA a accusé Washington de bloquer les livraisons de produits médicaux à la Corée du Nord, y voyant «un acte inhumain et contraire à l’éthique, d’un degré bien plus élevé que le siège de Leningrad par Hitler».

Le siège de l’actuelle Saint-Pétersbourg par l’armée allemande dura près de 900 jours entre 1941 et 1944 et fit au total plus de 2 millions de morts.

La menace représentée par la Corée du Nord -qui cherche ouvertement à se doter de missiles intercontinentaux- devrait cette semaine être au coeur du premier sommet, aux États-Unis, entre MM. Trump et Moon.[/toggle]

Sur certaines initiatives précises portées par Trump, 76 % des personnes interrogées déclarent être contre son projet de construction d’un mur sur la frontière avec le Mexique, dont le but avancé par le président américain est d’empêcher le passage de criminels, de migrants illégaux ou de drogues vers les États-Unis.

L’étude met en lumière un taux similaire d’opposition concernant sa volonté de se retirer de traités commerciaux internationaux, de l’accord de Paris sur le climat, ou encore de l’interdiction d’entrée sur le territoire américain des ressortissants de six pays musulmans.

Trump ne semble pas faire mieux sur le plan personnel. «Aux yeux de la plupart des personnes interrogées dans le monde, le nouveau locataire de la Maison-Blanche est arrogant, intolérant, voire même dangereux», précise un communiqué accompagnant le sondage.

«Parmi les points positifs, il obtient sa meilleure cote de popularité pour son image d’homme fort. Moins de personnes estiment en revanche qu’il est charismatique, particulièrement compétent ou qu’il s’intéresse aux gens ordinaires», ajoute le communiqué.

Aux États-Unis, un sondage publié par CBS la semaine dernière accordait 36 % d’opinions favorables à Trump, au plus bas depuis son arrivée au pouvoir.