Infanterie 0010 #414 «La croix rouge»

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Je reviens sur les deux « sortes » de médics : la douceur et le guerrier. Parce qu’on m’a fait remarquer que le technicien médical ne pouvait utiliser son arme que pour se défendre lui-même, autrement il perdrait la protection dû à son statut. C’est vrai qu’on ne doit pas tirer sur ceux qui portent la croix rouge, même s’il transporte un blessé ennemi.

Dit comme ça, ça a l’air facile. Dans une guerre conventionnelle c’est peut-être même faisable. Mais quand un médic se rend compte qu’il est personnellement visé ? Surtout quand l’ennemi est à des centaines de mètres et se contente de tirer devant lui. Mais bon je donne le point que, dans une vraie guerre où on se bat à force égales, nos médics auront autres choses à faire.

Mais j’ai rencontré bien assez de techniciens médicaux qui assure se battre aux côtés des fantassins tant qu’il n’y a pas de blessés dans notre camp. Ils ne portaient même pas leurs grosses croix rouges à l’épaule en plus en Afghanistan.

Je me rappelle d’un d’entre eux envers qui j’avais fait mon petit baveux de « 22 » sur un champ de tir de grenade. Il m’a remit à ma place sur le sujet après que j’ai insinué que ça ne lui servait à rien de lancer des grenades. Ou encore un adjudant-maître du médical qui avait rappelé à un de ses caporaux qu’il est un soldat en premier et un médic en deuxième. Après tout, ils sont formés aux mitrailleuses et à tactiques, c’est pour une raison.

En plus, je vais revenir là-dessus, un tech med sur une marche avec les « 22 », ça force le respect parce qu’ils ont bien souvent un package bien plus lourd que la majorité des fantassins qui l’accompagne.