Le gouvernement fédéral renouvelle l’Opération IMPACT pour deux ans de plus

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Un hélicoptère CH-146 Griffon du 430e escadron tactique d’hélicoptère en vol, dans le nord irakien, le 20 février 2017. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le ministre de la Défense nationale Harjit Sajjan et la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland ont annoncé aujourd’hui que le Canada renouvelle sa contribution militaire dans le cadre de la Coalition mondiale contre le groupe armé État islamique, la prolongeant jusqu’au 31 mars 2019.

Cela fera donc quatre ans et demi que la mission appelée Opération IMPACT sera active à ce moment-là.

Cette prolongation inclut l’autorité d’offrir de l’instruction à de nouveaux partenaires potentiels au sein des Forces de sécurité irakiennes et d’assurer le transport aérien tactique au moyen d’un CC-130 Hercules.

Le Canada continuera de fournir les capacités suivantes déjà existantes:

  • des capacités de ravitaillement en vol et de surveillance aérienne;
  • des hélicoptères tactiques;
  • l’instruction, les conseils et l’aide offerts aux Forces de sécurité irakiennes;
  • le renforcement des capacités en Jordanie et au Liban;
  • une installation médicale de rôle 2;
  • du personnel hautement qualifié, dont du soutien au renseignement, à l’appui de la Coalition mondiale.

L’effectif militaire autorisé reste au maximum de 850 personnes.

Au cours des dernières années, les atrocités commises par l’EI ont entraîné d’innombrables tragédies, non seulement en raison de l’impact sur les victimes immédiates, mais également en raison des crises humanitaires qui s’ensuivent et de la migration forcée qui touchent des millions de personnes innocentes partout dans la région.

La Coalition a réalisé des progrès considérables dans la lutte contre l’EI à Mossoul. À mesure que la situation évolue, les alliés et partenaires de la Coalition doivent demeurer flexibles et s’adapter aux menaces changeantes. Cette contribution renouvelée poursuit la mission de conseil et d’assistance existante. Dans ce contexte, les Forces armées canadiennes seront en mesure de déployer leurs capacités en fonction des besoins, leur permettant ainsi de continuer à apporter une contribution efficace et pertinente aux efforts de la Coalition mondiale.

«Notre nouvelle politique de défense indique clairement que le Canada est prêt et disposé à y mettre du sien au profit de la communauté mondiale. Ça inclut la lutte contre les problèmes de sécurité qui menacent notre territoire ainsi que celui de nos alliés et partenaires», a déclaré par voie de communiqué le ministre de la Défense nationale Harjit Sajjan.

Le chef d’état-major de la Défense, le général Jonathan Vance, se dit quant à lui «extrêmement fier de tout ce que nos membres des Forces armées canadiennes ont accompli dans le cadre de la Coalition mondiale contre Daech. À mesure que la situation évolue sur le terrain, nous devons réévaluer sans cesse le rôle des Forces armées canadiennes et déterminer la manière la plus efficace d’appuyer la Coalition. Je suis certain que ces autorités supplémentaires augmenteront notre agilité et nous offriront une plus grande marge de manœuvre pour répondre aux besoins de nos alliés et de nos partenaires.»

Le budget prévisionnel pour le renouvellement de la contribution militaire canadienne aux efforts de la Coalition mondiale contre l’EI est de 371,4 millions $ sur deux ans.

De plus, dans le cadre de la stratégie pangouvernementale du gouvernement du Canada annoncée en février 2016, le Canada versera plus de 1,6 milliard $ sur trois ans afin d’appliquer son approche quant à la sécurité, la stabilisation, l’aide humanitaire et l’aide au développement en Irak et en Syrie ainsi qu’à l’incidence sur la Jordanie et le Liban.

Le renouvellement intervient peu après l’annonce par les Forces armées canadiennes qu’un sniper de la Deuxième force opérationnelle interarmées a tué un djihadiste dans le nord de l’Irak en effectuant le plus long tir de l’histoire militaire. Une polémique a cependant suivi puisque l’opposition affirme que cette action démontre que le Canada est bel et bien dans une mission de combat, ce qu’ont toujours refusé d’admettre l’état-major et le ministère de la Défense.

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