Le Québécois d’origine tunisienne Amor Ftouhi inculpé d’acte terroriste reste derrière les barreaux

L'aéroport de Flint, au Michigan. (Twitter)
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Le Montréalais d’origine tunisienne Amor Ftouhi accusé d’avoir poignardé au cou mercredi dernier un policier de l’aéroport Bishop à Flint, dans le Michigan, restera derrière les barreaux pendant les procédures judiciaires.

Lors de l’audience sur remise en liberté qui a eu lieu en matinée,ce mercredi 28 juin, son avocate, Joan Morgan, ne s’est pas opposée à la demande des procureurs de l’accusation qui ont réclamé que le suspect reste en prison, déclarant en outre que Ftouhi serait de toute manière maintenu en détention par les autorités américaines d’immigration dans l’éventualité où il obtiendrait une remise en liberté pendant son procès au criminel.

L’avocate a refusé de répondre aux questions des journalistes à la fin de l’audience.

Pendant sa comparution, Amor Ftouhi portait un masque médical sur sa bouche et a murmuré quelques mots en entrant dans la salle d’audience, rapportent les agences de presse américaines.

L’homme de 49 ans aurait crié «Dieu est grand» avant de poignarder l’agent Jeff Neville à la gorge, le 21 juin. Le policer a eu la vie sauve et a quitté l’hôpital lundi.

Le FBI a révélé qu’Amor Ftouhi a acheté le couteau avec lequel il a perpétré l’attaque aux États-Unis. Il aurait tenté de se procurer une arme à feu, mais en vain.

L’assaillant ne s’est pas publiquement revendiqué comme un «soldat du califat», mais «a fait référence aux tueries en Syrie, en Irak et en Afghanistan», avait précisé la Justice américaine dans un communiqué. Il s’est montré «coopératif» et a parlé aux enquêteurs de ses motivations après son interpellation, a expliqué David Gelios, en conférence de presse.

Bien assez pour que la police fédérale décide de l’inculper d’acte terroriste.

Ftouhi sera maintenant de retour en cour le 4 juillet pour son enquête préliminaire, étape à laquelle la poursuite doit dévoiler les grandes lignes de la preuve contre l’accusé.