Procédures d’interception et d’escorte par des avions de la Région canadienne du NORAD et des bombardiers de la US Air Force

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Des chasseurs du NORAD interceptent ici un bombardier lourd russe Tu-95 qui a pénétré dans la zone d’identification de défense aérienne du nord-ouest, en 2014. (Archives/NORAD)

Les 15 et 16 juin 2017, des CF18 Hornet, avions de chasse à réaction de l’Aviation royale canadienne (ARC), relevant du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), se sont exercés à appliquer des processus d’identification et d’interception au moment où des bombardiers B-52 Stratofortress de la United States Air Force (USAF) rentraient aux États-Unis après avoir participé à un exercice outre-mer.

Les B-52 ont tout d’abord été interceptés au sud de l’Islande, par des CF18 Hornet de l’ARC qui s’étaient déployés sur les ordres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), dans le cadre de l’opération REASSURANCE – Islande. Les avions de chasse contrôlés par l’OTAN ont escorté les bombardiers américains vers l’espace aérien du Canada, avant de retourner en Islande. Des avions de la Région canadienne du NORAD (RC NORAD) ont intercepté les bombardiers tandis qu’ils approchaient de la Zone d’identification canadienne de défense aérienne (ADIZ), le long de la côte est de notre pays. Les avions de chasse de la RC NORAD ont exécuté les procédures d’escorte propres à assurer un passage sécuritaire et ont finalement cédé leur rôle d’escorte à des F-15 Eagle de l’USAF, relevant de la Région continentale américaine du NORAD (CONR), près de la frontière canado-américaine.

Cet exercice a eu lieu deux fois les 15 et 16 juin, tandis que les B-52 retournaient à leurs bases aux États-Unis. Ces vols de bombardiers à long rayon d’action relevant de l’USSTRATCOM ont fourni une occasion idéale à la RC NORAD de mettre en pratique les consignes d’interopérabilité et de coordination transfrontalières, autant de mesures grâce auxquelles les forces du NORAD sont toujours prêtes à défendre la souveraineté aérienne du Canada et des États-Unis.

Citations

« L’engagement que le Canada a pris, de travailler avec ses partenaires américains pour défendre conjointement l’espace aérien de l’Amérique du Nord, par l’intermédiaire du NORAD, constitue une priorité absolue pour l’Aviation royale canadienne. Cet exercice a procuré aux forces du NORAD une occasion de collaborer avec l’OTAN, de s’entraîner et de faire en sorte qu’elles soient prêtes à remplir leur mission essentielle : défendre l’Amérique du Nord. »
Major-général Christian Drouin, commandant, 1re Division aérienne du Canada / Région canadienne du NORAD

En bref

· Les B-52 Stratofortress, bombardiers à long rayon d’action, participaient à un exercice d’assurance et de dissuasion organisé par l’U.S. Strategic Command (USSTRATCOM).

· Le NORAD est un commandement binational issu d’un partenariat entre le Canada et les États-Unis. Le NORAD donne l’alerte aérospatiale, assure le contrôle aérospatial et diffuse des avertissements maritimes pour toute l’Amérique du Nord.

· Cet exercice d’entraînement du NORAD, appelé VIGILIANT SHIELD 17-1, fait partie des exercices VIGILANT SHIELD qui valident les capacités de déploiement des forces et améliorent l’interopérabilité et la coopération interarmées lorsqu’il s’agit de garantir la souveraineté aérienne.

· Le NORAD exerce le contrôle du milieu aérospatial américain et canadien, ce qui comprend les opérations de défense aérienne et de protection de la souveraineté aérienne, grâce à un réseau réunissant des avions de chasse en état d’alerte, des avitailleurs, des avions de détection aérienne avancée et des systèmes de défense aérienne au sol, jumelés à des radars de surveillance interorganisationnels et de défense.

· L’ADIZ est un espace aérien tampon, internationalement reconnu, qui entoure l’Amérique du Nord et facilite l’identification des aéronefs bien avant qu’ils n’entrent dans l’espace aérien souverain du Canada ou des États-Unis. C’est un espace aérien de dimensions définies où les aéronefs doivent pouvoir s’identifier, indiquer leur position et s’assujettir à un contrôle à tout moment.

· La Force opérationnelle aérienne – Islande est installée à la base aérienne Keflavik, en Islande, et elle exécute actuellement des opérations aériennes pour appuyer les capacités de surveillance et d’interception aériennes de l’OTAN, afin de répondre aux besoins de préparation de l’Islande en temps de paix. Les opérations de police aérienne de l’OTAN ont pour objet de préserver l’intégrité de l’espace aérien de cette dernière.

· Le Commandement aérien allié dirige toutes les opérations de police aérienne de l’OTAN, au-dessus des pays alliés européens faisant partie de l’OTAN, à l’aide de deux commandements multinationaux d’opérations aériennes (CMOA ), celui de Torrejon en Espagne, et celui d’Uedem en Allemagne, pour contrôler 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7, la mission permanente en temps de paix. Le CMOA Uedem assure la police aérienne de la zone au nord des Alpes. Ceci en fait le point de contact du NORAD durant l’exercice VIGILANT SHIELD 17-1, non loin de l’Islande.

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