Démonstration de force de bombardiers américains près de la frontière inter-coréenne

Un bombardier B-1B largue des armes à sous-munitions. (U.S. Air Force photo)
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Un bombardier B-1B largant des bombes en juin 2014. (Archives/U.S. Air Force photo)

Des bombardiers américains ont effectué samedi en Corée du Sud un exercice de tir en forme de démonstration de force, en volant près de la ligne de démarcation inter-coréenne, après le test de missile de Pyongyang, a déclaré le ministère de la Défense sud-coréen.

Lors de ce rare exercice, deux lanceurs B-1B déployés depuis la base aérienne Andersen à Guam se sont rapprochés de la frontière terrestre et militarisée avec le Nord, avant de rebrousser chemin, a rapporté l’agence de presse Yonhap.

L’exercice visait à « réagir sévèrement à la série de lancements de missiles balistiques de la Corée du Nord », a déclaré le ministère sud-coréen dans un communiqué.

Quatre chasseurs-bombardiers américains et sud-coréens ont participé à cet exercice, mené dans le comté de Yeongwol à quelque 80 km au sud de la frontière inter-coréenne, a déclaré l’armée sud-coréenne.

Les bombardiers lourds à longue portée ont lâché des munitions hautement perforantes guidées par laser, de 2000 livres (907,1 kilos) chacune. Des munitions inertes de la gamme Pilsung, précise un communiqué américain.

[toggle title= »EN MARGE DU G20, TRUMP À XI JINPING: IL FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE SUR LA CORÉE DU NORD » load= »hide »]

Le président américain Donald Trump a dit samedi à son homologue chinois Xi Jinping qu’il était temps désormais de « faire quelque chose » pour régler la crise nord-coréenne, en marge du sommet du G20.

Le programme nucléaire de Pyongyang constitue un problème significatif et il faut « faire quelque chose » pour le régler, a-t-il déclaré au début d’un entretien avec M. Xi, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Cela prendra peut-être plus de temps que je le souhaiterais, cela pourrait prendre plus de temps que vous le souhaitez mais nous aurons une solution ou une autre au bout du compte », a ajouté le chef de l’État américain.

La crise sur le programme nucléaire nord-coréen s’est accrue avec la récent tir de missile balistique intercontinental (ICBM), qui s’est abîmé en mer de Japon.

Les États-Unis reprochent à la Chine de ne pas assez faire pression sur la Corée du Nord, notamment en restant son principal partenaire commercial.

En retour, Pékin demande à Washington de cesser ses exercices militaires avec la Corée du Sud pour faire baisser la tension.[/toggle]

L’exercice simulait deux bombardiers américains détruisant des batteries de missiles balistiques ennemies et des chasseurs-bombardiers sud-coréens effectuant une série de frappes d’une précision croissante contre des postes de commandement souterrains ennemis.

« Grâce à cet exercice, les forces aériennes sud-coréennes et américaines ont démontré leur détermination à sévèrement sanctionner l’ennemi pour ses actes provocateurs et leur capacité à pulvériser les postes de commandement de l’ennemi », indique le communiqué.

La Corée du Nord a procédé mardi à son premier lancement d’un missile balistique intercontinental (ICBM), le jour de la fête nationale américaine, un succès pour le régime de Pyongyang qui veut être en mesure de menacer le sol continental américain du feu nucléaire.

Les États-Unis et la Corée du Sud ont répliqué mercredi à cet essai largement condamné par la communauté internationale en tirant simultanément des missiles balistiques lors d’un exercice qui simulait une attaque contre le régime communiste. Et le ministère américain de la Défense a annoncé vendredi qu’il comptait tester bientôt son bouclier antimissile (Thaad) en Alaska.