Enrôlement accéléré dans la Réserve: la 2e Div dévoile des résultats prometteurs pour le premier trimestre

Des réservistes de l'Armée canadiennes provenant de divers unités de Montreal et de l'Ontario travaillent à batir une digue à Pierrefonds, Québec dans le cadre de l'Opération LENTUS, le 11 mai 2017. (Cpl Djalma Vuong-De Ramos)
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La Réserve s’est illustrée cette année en venant en aide aux autorités civiles lors des inondations printanières Ici, des réservistes de l’Armée canadiennes provenant de divers unités de Montreal et de l’Ontario travaillent à bâtir une digue à Pierrefonds, Québec dans le cadre de l’Opération LENTUS, le 11 mai 2017. (Cpl Djalma Vuong-De Ramos)

Trois mois après que l’Armée ait assumé la pleine responsabilité du recrutement et de l’enrôlement au sein de ses unités de réserve, les cellules de recrutement du 34e et 35e Groupe-brigade du Canada comptent déjà plus de 184 nouvelles recrues, soit plus de 16% de l’objectif de recrutement pour 2017-2018, annonce cette semaine par voie de communiqué la 2e Division du Canada, responsable pour toutes les opérations de l’Armée canadienne des Forces armées canadiennes dans la province de Québec.

Parmi tous ces dossiers, précise le communiqué, plus d’un quart ont complété les étapes du processus à une vitesse accélérée, leur permettant d’adhérer aux rangs des Forces armées canadiennes (FAC) et ce, parfois en aussi peu que 21 jours.

Ces résultats démontrent que lorsque des candidats ont des dossiers sans complications, les FAC sont en mesure de les traiter efficacement et ainsi de les accueillir rapidement au sein de la grande famille militaire. Cette réussite institutionnelle vient de nouveau confirmer que la réserve des FAC demeure un employeur de choix.

« La nouvelle politique de défense accorde beaucoup d’importance à nos réservistes. Depuis toujours, l’apport de nos citoyens-soldats est crucial aux opérations, qu’elles soient expéditionnaires ou nationales, comme nous avons pu le constater ce printemps lors des inondations au Québec. Les efforts des divisions de l’Armée canadienne en termes de recrutement assureront non seulement la pérennité de l’institution, mais aussi la croissance requise au cours des prochaines années et l’atteinte des objectifs et mandats opérationnels. Nos réservistes continueront d’être le pont avec les communautés locales et de contribuer à augmenter la diversité au sein des Forces armées canadiennes. », déclare à ce propos le Brigadier-général Rob Roy MacKenzie, chef d’état-major, Réserve de l’Armée canadienne

Quant au Brigadier-général Hercule Gosselin, Commandant de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées (Est), il se déclare fier de constater que le processus accéléré est tangible et efficace. Il permet de répondre rapidement aux demandes de gens qui s’intéressent aux défis que proposent les Forces armées canadiennes. Avec la nouvelle politique de la défense qui nous permettra d’atteindre un total de 30 000 réservistes au Canada, un processus aussi efficient et optimisé est essentiel pour atteindre les objectifs fixés et recruter une nouvelle génération de militaires dynamiques qui pourront nous aider avec les nouveaux mandats opérationnels prévus. »

L’importance accrue de la Réserve

Cette année, la Réserve a été en vedette alors que ses membres se sont illustrées cette année lors de l’opération LENTUS, venant en aide aux autorités civiles lors des inondations printanières.

La Réserve, qui assure un lien essentiel avec les collectivités canadiennes et fournit aux Forces armées canadiennes du personnel professionnel ayant atteint l’état de préparation demandé et contribuant à la capacité des Forces d’assumer leurs rôles et de réaliser leurs missions, est appelé à prendre de plus en plus d’importance.

La nouvelle politique de défense dévoilé le 7 juin prévoit que l’effectif de la Première Réserve sera accru de 1 500 militaires (pour atteindre 30 000 au total); de plus, le ministre souhaite leur attribuer de nouveaux rôles dans les domaines de la recherche et sauvetage en milieu urbain avec équipement léger, la Défense chimique, biologique, radiologique et nucléaire, les capacités de combat (pelotons de tir direct, de mortier et de pionniers), les cyberopérateurs, les spécialistes du renseignement, les équipes de sécurité navale et les linguistes.

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  • augmentera de 1 500 la taille de la Force de réserve pour atteindre un total de 30 000 réservistes afin de veiller à l’atteinte de son plein potentiel opérationnel;
  • harmonisera la rémunération et les avantages sociaux de la Première réserve à ceux des membres de la Force régulière lorsque les fonctions sont similaires;
  • intégrera les réservistes à la Force régulière dans le cadre de rôles supplémentaires, tels que la recherche et le sauvetage modérés en milieu urbain, des spécialistes du renseignement ainsi que des cyberopérateurs;
  • fera appel aux Forces de réserve pour remplir des missions spéciales à l’extérieur de la base à titre de fonction principale, telles que le renforcement des capacités des Forces armées canadiennes;
  • veillera à la formation, à la préparation et à l’équipement adéquats d’un nombre suffisant de réservistes pour qu’ils soient prêts à contribuer aux opérations ici et à l’étranger;
  • offrira des emplois d’été à temps plein aux réservistes au cours de leurs quatre premières années de service dans les réserves à partir de 2018;
  • attirera et maintiendra en poste les meilleurs candidats tout en réduisant à quelques semaines la durée du processus de recrutement des réservistes.

Le processus accéléré de recrutement

Depuis avril 2017, l’Armée assumera pour le compte des Forces armées canadiennes la pleine responsabilité du recrutement et de l’enrôlement au sein de ses unités de réserve à l’échelle du pays et le processus accéléré qui simplifiera l’enrôlement a pour but d’assurer la viabilité et la croissance de la Réserve de l’Armée canadienne,

Ce nouveau processus permet l’enrôlement des candidats dans la Réserve de l’Armée canadienne en quelques semaines plutôt qu’en plusieurs mois. Ils continueront d’être assujettis aux mêmes exigences sur le plan médical, de la sécurité, de la condition physique et des aptitudes. Les étapes du recrutement sont synchronisées durant deux visites, ce qui accélère le processus tout en assurant le maintien de normes de qualité élevées.

Les candidats devront toujours effectuer des tests d’aptitude et passer des entrevues pour l’évaluation de leur personnalité. L’intégrité des normes de recrutement, sur plan médical, de la condition physique et de la sécurité, ne sera en aucun cas compromise.

Pour ce faire, les ressources ont été décentralisées et un plus grand pouvoir conféré aux groupes-brigades de réserve et les étapes de traitement des dossiers et les exigences demeurent largement inchangées. Le déroulement de ces étapes est aussi mieux synchronisé afin de rendre le processus plus rapide et efficace, a souligné la 2e Division en annonçant les résultats du premier trimestre.

Recruter plus de réservistes et les garder plus longtemps

Interrogé le 10 juin dernier alors qu’il prenait le commandement du 35e Groupe-brigade, la formation de la Réserve de l’Armée de la 2e Division du Canada qui compte 12 unités réparties au sein de l’Est du Québec, le colonel Richard Garon, reconnaissait que ce qui sur ce qui devrait être son plus gros défi à la tête de la brigade était le recrutement.

« Le recrutement c’est le sang et le renouveau de la Réserve. C’est un processus continu qu’il faut aussi allier avec la rétention ».

En moyenne, les réservistes, on les garde à peu près trois ans, soulignait alors le colonel. «C’est le temps des études». On peut parler d’un roulement de 20 à 25% des réservistes à chaque année.«Si on réussit à recruter plus et à augmenter d’une année de service tous les réservistes, c’est gagné»,

Et une des façons d’atteindre les objectifs de recrutement sera incontestablement le processus d’enrôlement accéléré.

En avril de cette année, en annonçant qu’elle allait dorénavant assumer la pleine responsabilité du recrutement des candidats pour la Réserve de l’Armée canadienne, l’Armée ne cachait pas avoir beaucoup d’espoir dans le nouveau processus qui permettra l’enrôlement des candidats dans la Réserve de l’Armée canadienne en quelques semaines plutôt qu’en plusieurs mois.

Même s’il faut se garder de crier victoire trop tôt, les chiffres dévoilés aujourd’hui permettent d’envisager l’avenir avec optimisme et semble démontrer que le processus d’enrôlement accéléré fonctionne.