Iran: le commandant des Gardiens de la révolution qualifie l’Arabie d’«État terroriste»

39
Le chef des Gardiens de la révolution, Mohammad Ali Jafari, lors d'une conférence de presse à Téhéran, le 16 septembre 2012 (Archives/Atta Kenare/AFP)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Le chef des Gardiens de la révolution, Mohammad Ali Jafari, lors d’une conférence de presse à Téhéran, le 16 septembre 2012 (Archives/Atta Kenare/AFP)

Le commandant des Gardiens de la révolution, armée d’élite du régime iranien, a qualifié mardi l’Arabie saoudite, grand rival régional de Téhéran, d' »État terroriste », dans un discours au cours duquel il a aussi annoncé la prolongation de trois ans de son mandat.

L’influent général Mohammad Ali Jafari est à la tête des Gardiens depuis 10 ans et son mandat devait expirer dans trois mois, mais dans un discours reproduit par les agences semi-officielles Fars et Tasnim, il a affirmé qu’il resterait en poste au moins jusqu’à 2020.

Il s’en est par ailleurs pris à l’Arabie saoudite.

« Aujourd’hui, les Saoudiens deviennent un État terroriste dans la région », a-t-il dit lors d’une réunion de membres des Gardiens à Téhéran, selon les mêmes sources.

« Aujourd’hui, dans notre région, seuls les pays suffisamment puissants seront sûrs », a-t-il affirmé.

Le général Jafari, 59 ans, avait été nommé en 2007 par le guide suprême Ali Khamenei.

Le corps des Gardiens de la révolution, créé en 1979 par l’ayatollah Khomeiny et placé sous les ordres directs du guide suprême, a pour mission de défendre le régime contre ses « ennemis » extérieurs mais aussi intérieurs. Ils supervise les opérations iraniennes en Syrie et en Irak notamment.

Doté d’un équipement beaucoup plus sophistiqué que l’armée régulière, il compte environ 125.000 membres, selon des experts occidentaux. Il est en outre très présent dans l’économie iranienne.

Les Gardiens son visés par des sanctions des États-Unis qui les accusent de « terrorisme » et de déstabiliser la région.