La Corée du Nord soupçonnée de préparer un nouveau tir de missile

Photographie prise le 4 juillet 2017 par l'agence officielle nord-coréenne KCNA, montrant un tir de missile balistique intercontinental par la Corée du Nord. (KCNA VIA KNS/AFP/STR)
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Photographie prise le 4 juillet 2017 par l’agence officielle nord-coréenne KCNA, montrant un tir de missile balistique intercontinental par la Corée du Nord. (Archives/KCNA VIA KNS/AFP/STR)

La Corée du Nord est soupçonnée de préparer un nouveau tir de missile pour le 27 juillet, date du 64ème anniversaire de la fin de la guerre de Corée, quelques semaines après son premier tir réussi d’un missile intercontinental (ICBM), rapportaient mardi des médias américains et sud-coréens.

« Il y a une très forte possibilité que le Nord effectue (un essai) autour du jour de l’armistice le 27 juillet », a déclaré à l’agence sud-coréenne Yonhap une source gouvernementale sud-coréenne, indiquant que « des mouvements de véhicules transportant des tubes de lancement (d’ICBM) ont été observés de manière continue dans la province de Pyongan du Nord » (ouest de la Corée du Nord).

Des responsables américains et sud-coréens ont averti que ce nouvel essai pourrait impliquer à nouveau un missile intercontinental.

L’armistice est commémoré comme le « jour de la victoire » en Corée du Nord qui le marque par un jour férié. En 2014, Pyongyang avait tiré un missile de courte portée Scud-B le 26 juillet.

L’armistice du 27 juillet 1953 a mis fin à trois années de combats meurtriers qui ont dévasté la péninsule coréenne, scindée entre un Nord communiste allié à Pékin et Moscou et un Sud capitaliste allié à Washington.

Selon une source militaire sud-coréenne citée par Yonhap, Pyongyang pourrait préparer un essai d’un nouveau type d’ICBM ou de missile de portée intermédiaire.

Selon une autre source gouvernementale sud-coréenne citée par Yonhap, un sous-marin nord-coréen de 1.800 tonnes en mer du Japon pourrait collecter des informations pour préparer un essai balistique depuis un sous-marin. Pyongyang avait testé avec succès en août 2016 un missile SLBM tiré depuis un sous-marin en mer du Japon.

La chaîne de télévision américaine CNN a cité lundi un responsable militaire américain selon lequel Pyongyang semblait préparer un nouvel essai de missile. Des véhicules de transport avec des équipements de lancement ont été vus selon lui vendredi dernier arrivant à Kusong (Pyongan du Nord), site de précédents tirs notamment en mai.

CNN avait auparavant cité des renseignements américains évoquant des préparatifs pour un nouvel essai d’ICBM ou de missile de portée intermédiaire.

Le premier tir réussi d’ICBM par Pyongyang le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine, avait été qualifié de « cadeau » aux « salauds d’Américains » par le leader nord-coréen Kim Jong-Un. Pyongyang, qui a pour objectif d’être en mesure de menacer le territoire continental américain du feu nucléaire, a refusé la semaine dernière de répondre à une offre de dialogue de la Corée du Sud pour apaiser les tensions.

« Nous gardons le Nord sous haute surveillance pour d’éventuelles provocations », a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère de la Défense sud-coréen.

Progrès sur les nouvelles sanctions

Pendant ce temps, la représentante américaine à l’ONU, Nikki Haley, a fait état de progrès mardi dans les discussions avec la Chine pour imposer de nouvelles sanctions « assez dures » à la Corée du Nord après son premier test de missile intercontinental.

Les États-Unis négocient depuis trois semaines sur ce dossier avec la Chine, le seul allié de Pyongyang.

« Je pense que nous faisons des progrès », a déclaré l’ambassadrice à des journalistes. « Je pense que nous avançons. Nous n’allons pas aussi vite que nous le souhaiterions mais ces sanctions sont assez dures et donc je pense que cela mérite que l’on y réfléchisse », a-t-elle ajouté.

Elle s’est montrée « satisfaite » de la réponse de la Chine. « Nous attendions de savoir si ce serait faible ou fort et je crois qu’ils ont montré qu’ils prennent cela au sérieux », a déclaré l’ambassadrice.

La crise liée au programme nucléaire nord-coréen s’est accrue avec le premier test de missile balistique intercontinental (ICBM) par Pyongyang, le 4 juillet.

Ce succès technologique rapproche le régime reclus de la réalisation de son objectif, qui est d’être en mesure de menacer le territoire continental américain du feu nucléaire.