Les États-Unis ordonnent aux familles de leurs diplomates de quitter le Venezuela

Des manifestants anti gouvernement lors d'affrontements avec la police dans les rues de Caracas au Venezuela, le 27 juillet 2017. (AFP/ Juan BARRETO)
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Des manifestants anti gouvernement lors d’affrontements avec la police dans les rues de Caracas au Venezuela, le 27 juillet 2017. (AFP/ Juan BARRETO)

Les États-Unis ont ordonné jeudi aux familles des diplomates en poste au Venezuela de quitter le pays, en raison de la crise politique et des violences qui le secouent, indique un communiqué du département d’État.

La diplomatie américaine a également précisé qu’elle « autorisait le départ volontaire des employés gouvernementaux » travaillant à l’ambassade des États-Unis à Caracas.

Les employés locaux de l’ambassade et leurs familles se sont également vu imposer des restrictions à leurs déplacements à Caracas et dans le reste du pays, selon le communiqué du ministère américain des Affaires étrangères.

A quelques jours de l’élection contestée dimanche d’une Assemblée constituante voulue par le président vénézuélien Nicolas Maduro, le département d’État redoute une « situation politique et sécuritaire imprévisible ».

Il fait également état de l’arrestation, de la détention de ressortissants américains, certains ayant été victimes de vols, près des manifestations qui secouent Caracas.

Le président Maduro a proposé jeudi un dialogue à ses adversaires avant l’élection de l’Assemblée constituante, contre laquelle l’opposition a appelé à une grève générale et à manifester malgré l’interdiction du gouvernement, une situation explosive qui a fait deux nouveaux morts.

Les États-Unis ont pris depuis longtemps fait et cause pour l’opposition, le président Donald Trump traitant son homologue vénézuélien de « dictateur » et imposant des sanctions contre 13 anciens et actuels responsables gouvernementaux.

Le Canada demande au Venezuela de renoncer à son projet d’assemblée constituante

De son côté, le Canada demande au Venezuela de renoncer à son projet d’assemblée constituante. La ministre canadiennes des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déclaré jeudi que « Le Canada reste vivement préoccupé par le projet du président Nicólas Maduro d’instituer une assemblée constituante le 30 juillet 2017 ».

Le 5 juillet 2017, l’Assemblée nationale vénézuélienne a approuvé la tenue d’un référendum national, le 16 juillet, pour que les Vénézuéliens puissent se prononcer sur le projet d’assemblée constituante du gouvernement.

Le 16 juillet 2017, des millions de Vénézuéliens ont participé à ce scrutin et ont rejeté par une majorité écrasante le projet gouvernemental d’instituer une assemblée constituante.

« Le processus en vue d’instituer l’assemblée constituante est contraire à la Constitution du Venezuela et vise à usurper les droits démocratiques des Vénézuéliens. Ce projet d’assemblée constituante ne respecte pas les principes de la démocratie et n’est pas non plus représentatif du peuple vénézuélien. Nous demandons instamment au gouvernement vénézuélien de renoncer à son projet d’assemblée nationale constituante et de prendre des mesures concrètes, de concert avec l’opposition, pour rétablir l’ordre démocratique. », a déclaré la chef de la diplomatie canadiennes.

« Le Canada estime que pour rétablir l’ordre constitutionnel de manière à répondre aux préoccupations légitimes du peuple vénézuélien, le gouvernement du Venezuela doit engager des négociations avec l’opposition. De même, nous lui demandons à nouveau de libérer tous les prisonniers politiques et d’établir sans délai un calendrier électoral », ajoute la ministre canadienne, concluant que « Ce n’est qu’en respectant la souveraineté du peuple que le Venezuela peut protéger les droits de ses citoyens, préserver l’ordre social et résoudre la crise actuelle. »

*Avec AFP