Marche de Nimègue 2017: Jour 1 avec la 22e escadre North Bay et le 3e Bataillon Royal 22e Régiment (VIDÉO)

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Depuis 65 ans, les Forces armées canadiennes participent à une célèbre marche aux Pays-Bas: la Marche de Nimègue. Ce mardi 18 juillet 2017 marquait le début de la 101e marche. Des membres des équipes de la 22e escadre North Bay et du 3e Bataillon Royal 22e Régiment raconte leur expérience de cette première journée.

La Marche de Nimègue, qui visait à l’origine à améliorer la capacité de l’infanterie néerlandaise à parcourir de longues distances à pied en transportant de lourdes charges, est devenue au fil du temps un événement international de quatre jours qui attire, en plus des 5 500 participants militaires, 45 000 marcheurs civils en provenance de plus de 50 pays qui désirent mettre à l’épreuve leur endurance physique et mentale. Aujourd’hui, la Marche est devenue l’événement le plus prestigieux en son genre.

Pour cette première journée de la 101e Marche de Nimègue, les quelques 200 militaires canadiens ont parcouru un peu plus de 43 kilomètres au nord de Nimegue, parcourant ainsi de nombreuses routes en campagne.

Pour certains d’entre eux, notamment les membres des équipes en provenance du Québec, l’entraînement à la marche a pu être compliqué en raison de leur implication dans l’Opération LENTUS, en aide aux sinistrés des récentes inondations, mais ils n’en n’ont que redoublé d’effort !

Sur les 41.244 participants qui se sont présentés au départ de cette première journée, pas moins de 792 d’entre eux ont abandonné. La chaleur accablante sur les routes aura sans doute eu raison d’eux et la météo du jour 2 prévoit encore plus chaud ! Aucun abandon encore du côté canadien.

Le major Phil Desmarais, de la 22e escadre North Bay se dit être chanceux d’être présent à Nimègue pour ressentir cette énergie qui se dégage de cette «atmosphère de festival». «Tout le monde est dans les rues et encourage les participants. Les restaurants nous donnent à boire et à manger, les gens… Voir cette énergie que tout le monde a… de voir le support que les Pays-Bas ont pour nous, c’était vraiment spécial», estime-t-il.

Même son de cloche pour le sergent Joaquim Dubois du 3e Bataillon Royal 22e Régiment qui précise que «les gens étaient vraiment enthousiastes de nous voir. Le Canada est très bien reçu. C’est une expérience légendaire [la marche de Nimègue]dont on a toujours entendu parlé et c’est vraiment une expérience exceptionnelle à date».

Si lors du moment du départ du Canada, devant l’avion les militaires des différentes équipes se croisent pour la première fois, c’est bien lors de l’arrivée au Camp Heumensoord aux Pays-Bas, avec les milliers de militaires de dizaines de nations participantes que le major a «bien senti le gros évènement» que représente la marche.

La marche permet justement aux militaires de nombreux pays de se croiser, échanger un mot, un regard, un rire, une blague… et pour le sergent Dubois ce fut une rencontre comme celle-là qui a marqué son premier jour. «J’ai croisé un militaire américain qui porte le même nom que moi ! Alors on a échangé nos nametags», dit-il en riant.

Aujourd’hui, mercredi 19 juillet, c’est encore un plus tôt que la veille que les troupes vont quitter le camp Heumensoord pour un tour de 37,5 kilomètres qui emmènera les militaires canadiens plus à l’ouest et dans la ville de Nimègue. Quelques kilomètres de moins que ce premier jour donc, une différence «notable» pour le sergent Dubois… et sans nul doute appréciable pour les pieds !

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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