Marche de Nimègue 2017: Jour 2 avec le NCSM Donnacona et l’École de l’Artillerie royale canadienne (PHOTOS)

Des membres de la Force opérationnelle interarmées Nimègue participent à la Marche de quatre jours de Nimègue de 2017, le 18 juillet 2017. (Caporal-chef Charles A. Stephen/Services d'imagerie d'Halifax)
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Depuis 65 ans, les Forces armées canadiennes participent à une célèbre marche aux Pays-Bas: la Marche de Nimègue. Ce mercredi 19 juillet 2017 marquait le deuxième jour de la 101e marche. Des membres des équipes du NCSM Donnacona et de l’École de l’Artillerie royale canadienne raconte leur expérience.

Sur les 39.719 participants qui se sont présentés au départ de cette deuxième journée, 1.525 d’entre eux ont abandonné. La chaleur qui s’est encore plus accentuée ce 19 juillet aura sans doute eu raison d’eux ou bien les blessures aux pieds ! Aucun abandon encore du côté canadien.

Pour le bombardier-chef William Vallerand, de l’École de l’Artillerie royale canadienne, jamais il n’avait vu autant de gens rassemblés pour un évènement tel que celui-ci. «C’était un défi personnel de venir ici, mais aussi avec le voyage il y a les visites à Vimy, à Ypres, à Paschendale. C’est physique mais c’est aussi intellectuel et historique. Tu vois aussi un peu chaque métier ce qu’ils ont apporté à la guerre. Surtout au mémorial de Vimy ça parlait surtout de l’artillerie et de ce que cela a apporté à la guerre… ça nous a apporté de la fierté et de la reconnaissance».

«C’est pas mal le fin. T’essayes d’avoir le plus de drapeaux possibles, T’essayes de chanter leurs chansons. C’est fou, c’est quand même 36 pays représentés ici. Tu les vois tous pendant la marche. Tu vois des cadets, des gens pas mal plus âgés, c’est très diversifié», explique le bombardier-chef.

Le matelot de 2e classe Iseut Beauregard-Guérin, du NCSM Donnacona s’est entraînée durement avec son équipe pour prendre part à Nimègue. «Ça a été très exigeant car comme la plupart des membres de notre équipe, nous avons des emplois à temps plein, on a l’unité, il fallait faire les marches et cette année il y a eu aussi l’Opération LENTUS. Ca a été très très exigeant en terme de temps».

Si elle estime que la plupart des membres était la veille du départ surtout stressés, inconfortables et se questionnaient beaucoup sur les différentes inconnues, elle explique que le premier jour a été assez difficile car il y avait beaucoup de monde et moins de temps pour se remettre. En revanche, pour cette deuxième journée, «le trajet était particulièrement intéressant. On était surtout les militaires ensemble et il y avait des endroits magnifiques à l’ombre ou dans des petites villes avec les parents et leurs enfants qui applaudissent à notre passage… ça motive !».

Son moment marquant de la journée: avoir chanté «Alouette» avec une dame civile qui parlait français.

Tout comme le matelot de 2e classe Beauregard-Guérin, le moment marquant de la journée du bombardier-chef Vallerand aura été un moment de chant. «On a rencontré des Français et ils chantaient ‘Allouette’. Comme nous sommes trois francos dans l’équipe on s’est mis a chanté avec eux!».

Une fois arrivé sur le camp après leur près de 40 kilomètres de marche, la fin de journée est plutôt simple pour la plupart des membres des équipes canadiennes. «Pour ma part, quand on va avoir fini notre entrevue, je vais me coucher et me lever a 3h du matin demain pour partir à 4h30», d’affirmer le bombardier-chef.

Aujourd’hui, pour le troisième jour de marche, les membres des Forces armées canadiennes marcheront exactement 40 kilomètres et présenteront leurs respects à ceux tombés au combat au cimetière militaire canadien de Groesbeek, le lieu de dernier repos de 2.338 soldats et aviateurs canadiens qui sont mort au combat afin de libérer les Pays-Bas en 1944 et 1945. Ce sera sans nul doute une journée intense en émotions.